Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 30 mai 2020 jour du mal français...

Denis Vallier

      On peut très bien vivre sa vie entre ses choux et ses chèvres et la vivre agréablement sans trop se poser de questions, mais dès qu’on s’intéresse au pourquoi du comment, cela devient une toute autre histoire. On peut très bien également chercher la vérité pour la connaître (- c’est-à-dire philosopher) dans son coin et élaborer son propre système et s’en satisfaire autant que d’un autre, mais, manifestement, notre recherche du vrai aura de fortes chances de passer à côté de la réalité de ce monde. Pour me faire une idée du vrai, je ne peux faire l’économie d’un savoir le plus encyclopédique possible aussi varié que profond, il me faut m’intéresser au tout pour me donner une perspective d’ensemble et creuser derrière les apparences pour mettre les éléments en relation, sacré défi ! On n’a donc une petite chance de comprendre véritablement ce que nous vivons et ce qui nous arrive qu’en nous ouvrant à ce monde et aux autres, à ce qu’ils ont de meilleurs comme de pire, qu’en nous mêlant aussi de politique et d’économie. Dans un second temps, mettre des mots sur le vrai, passer outre le monde des apparences, est une autre paire de manches, on ne peut y parvenir qu’à la condition de disposer des bonnes informations ce qui est hors de portée du commun. C’est un sacré challenge : il me faudrait pour cela pénétrer la pensée des "puissants"… et de ma femme. Mission impossible…

      Quand on n’y connaît rien, l’économie est une fumisterie et la politique, un foutoir…  c’est tout et son contraire en même temps, on n’y comprend rien. Par exemple, pourquoi dans notre pays, toute décision politique quelle qu’elle soit, fait-elle l’objet de tirs croisés à tout va, de critiques systématiques ? Pourquoi les extrêmes se rejoignent-ils ? Dans un premier réflexe, tout le monde ou presque va être contre avant, peut-être, de se raviser et d’être pour. Tout en râlant, nous avons été d’accord à 80% pour ce confinement contraignant… Pourquoi avons-nous une telle défiance envers notre classe politique contrairement à d’autres pays ? Est-ce à force de nous faire berner ? Qu’est-ce qu’ils ont de spécial dans la tête, nos dirigeants ? A quoi pensent-ils ? A quoi rêvent-ils ?… Le dépérissement du pouvoir politique en France, ne résulte pas nécessairement de la nature de notre système, même s’il y aurait beaucoup à dire (- il est plus oligarchique que démocratique il est vrai)... mais plutôt d'un abandon progressif et volontaire du pouvoir réel par des gouvernants avides, non pas de pouvoir en tant que tel, mais de l'ivresse procurée par l'illusion du pouvoir. Avec, il faut le dire, les avantages matériels associés à cette illusion : quand on passe ses journées dans les ors de la République, vous avez beau jouer les indifférents, cela finit par vous placer en orbite. Tous ces apparats ne sont que poudre aux yeux : le pouvoir n’est pas dans nos palais.

      Actuellement, les femmes se lancent de plus en plus dans l’arène politique française et y trouvent leur place… n’y voyez pas malice, mesdames, mais, quel que soit le mandat, c’est une belle arnaque. C’est que, tout simplement, les vrais lieux de pouvoir sont situés ailleurs : principalement dans le domaine économique toujours aussi phallocrate. Comme dans nos écoles ou nos médias, on abandonne donc généreusement à ces dames un simulacre de gouvernance. Sinon, combien de femmes sont-elles à la tête ou dans les états-majors des grands groupes financiers et des multinationales, combien participent à la Commission trilatérale ou au groupe Bilderberg, là où se prennent les vraies décisions qui engagent la planète ? A peine quelques-unes… Le monde réel est bien à l’abri derrière son paravent et les portes gardées des hôtels de luxe…

Page du 30 mai 2020 jour du mal français...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires