Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 27 novembre 2020 jour de tendresse...

Denis Vallier

Après nous être régalés au festin de la passion, on oublie quelques miettes de tendresse sur la table. On accommode les restes pour en faire du pain perdu, le dessert du pauvre et c’est très bon… Riche ou pauvre, puissant ou misérable, du plus pur au plus cynique, chaque humain est sensible, chaque humain est fragile, même les monstres comme Dutroux, Francis Heaulme ou Fourniret ! C’est pourquoi chaque humain est réceptif à la tendresse, même Trump ! Elle remue les pires d’entre nous qui couvriront de caresses leurs pitbulls. Il est vrai que Caligula poussait la tendresse et la curiosité un peu loin : il torturait sa femme pour savoir pour quelles raisons profondes elle était si aimante et dévouée… La tendresse, c’est le souvenir vivant de la passion, la photo jaunie d’une folie fanée. Comme nos peaux et les montagnes, les sentiments vieillissent et s’usent aux frottements… tout passe et ainsi, nous passons. Nous passons de la passion qui nous crucifie à un mélange hétéroclite d’amour possessif qui vous possède, de tendresse attentionnée et d’amitié toute en don et générosité. “L’amitié est un divertissement fort exigeant et pour le moins délicat”, s’amusait le philosophe et pédagogue Mortimer Adler. C’est bien sûr une boutade, mais ce n’est pas donné gratuitement et cela demande de l’entretien. Si nous avons tous, tant que nous sommes, besoin des autres pour exister, il faut en effet mobiliser beaucoup d’intelligence et de persévérance pour préserver des amours anciennes devenues affection et en même temps, en nouer de nouvelles.

(Photo Lee Jeffrie)

(Photo Lee Jeffrie)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires