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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 29 novembre 2020 jour d'amour et de lumière...

Denis Vallier

L’amour est lumineux… serait-il divin ? Est-ce cette lumière qui relie les étoiles entre elles dans la nuit noire et éternelle ? Serait-ce alors une onde, une particule ou les deux en même temps ? Si l’amour est une onde qui nous unit, est-ce un courant continu ou alternatif ?... Que de vaines questions qui tournent en rond… bien trop de questions… et bien trop d’ironie dessous… On ne se moque bien que de ce qu’on aime et on aime ce qu’on n’a pas, on aime ses rêves… Après toutes les horreurs que j’ai pu écrire sur les femmes dans ces pages, je tiens à préciser pour m’en excuser auprès d’elles et les rassurer, que, malgré tout, je les respecte sur les passages pour piétons ainsi que lors des naufrages. "Les femmes et les enfants d'abord"… cela permet de réfléchir plus calmement à la gravité de la situation une fois le silence rétabli…Et pour un naufrage… c’est un beau naufrage. Si je dis tant d’horreurs sur elles, c’est parce que j’ai trop de mots d’amour en moi, ils sont si lourds, si denses, qu’ils se coincent au portillon… Ne s’expriment que mon sourire et quelques âneries.

Plutôt que de parler sans fin d’amour ou le chanter si faux, mieux vaut le faire… me suggère ma petite femme. "Faire l’amour"… quelle curieuse expression… en tâcheron ou en artiste ? On fait de l’amour un acte, mais qu’est-ce qu’un acte a à voir avec un sentiment ? Un sentiment se répète-t-il comme on se brosse les dents ? Si effectivement l’amour est un acte, il est sans grande importance, puisqu’on peut le répéter indéfiniment. Indéfiniment ?... Non, on le sait que trop bien, il aura une fin : la fin de la Femme, le repos des ardeurs. Ne les négligeons pas, prenons-en soin... Il se dit que l’amour n’est qu’une nécessité physiologique pour que l’espèce se perpétue… Ne peut-il être gratuit ? Pourquoi faudrait-il absolument s’assurer une descendance ? Et s'il n'y avait plus de vie sur la planète, elle tournerait quand même. Et si dans ce cas elle s'arrêterait de tourner, quelle importance ? Et toujours et encore toutes ces questions qui moulinent…

Au final, l'amour, n'est peut-être que ce voile de subjectivité dont on recouvre très souvent les choses et les êtres. Un voile qui peut masquer en période de pandémie, ou ne laisser qu'entrevoir le sujet. Un voile qui sous le vent du large peut nous entraîner dans de prodigieuses odyssées, nous faire côtoyer de nouveaux rivages loin du port. Mais au bout du voyage, la vieillesse venue, on retrouve sa Pénélope, sa fidèle conscience, qui vous demande : "Mais qu'as-tu fait de toi ? De ta vie ? Tu as eu des espoirs, tu as eu des regrets, mais pourquoi tant de remords ? Est-ce un crime de trop aimer ? Dans tout ça, il n'y a que les remords qui riment avec la mort, je n'y peux rien... c'est ainsi !"… et toi, tu lui répondras : "J'ai couru le monde, j'ai aimé, beaucoup aimé, détesté parfois et j’ai trahi, j'ai vécu, mais au bout de ma route, c'est avec toi seule ma mie, ma fidèle, que je veux finir ma vie en paix. Reste avec moi encore un peu, la nuit tombe vite, l’obscurité gagne, il faut bien préparer ses voyages."…

(Photo Olivier Wong)

(Photo Olivier Wong)

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