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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 30 novembre 2020 jour des spaghettis volants...

Denis Vallier

Si Dieu est amour, l’amour est Dieu et quand on aime, on devient Dieu et si en plus on mange sa chair... Il vaut mieux garder tout ça pour soi car quand vous dites un peu trop fort que vous êtes Dieu, on vous enferme à l’asile et je peux vous assurer que ce n’est pas facile d’écrire avec une camisole de force en tapant ces mots sur ce fichu clavier avec le nez saaaaaaans faire de faute… Ainsi, de par le vaste monde devenu fou, Dieu naquît sous x …Toutes nos félicitations aux heureux parents à jamais inconnus.

"Par Dieu, j’entends un étant absolument infini, c’est-à-dire une substance consistant en une infinité d’attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie."  précisait Baruch Spinoza… Merci Baruch… c’est gentil… tu as échappé à l’asile mais ton sort ne valait guère mieux, tu as été exclu de la société de tes pairs et c’est normal dans un monde de fous : tenter de définir l'infini est pour le moins osé, c'est faire preuve d'une inconscience absolue… Restons en donc au niveau de la fable de bon aloi à l’origine de toute religion et pour se faire, respectons le principe de base pastafarien reprenant celui de toute autre cosmologie : "Si vous ne pouvez pas prouver que l'univers n'a pas été créé par notre monstre en spaghettis, c'est donc bien que nous avons raison."… La laïcité a du bon : les Pastafariens adorateurs des pâtes méritent le même respect que n’importe quelle autre religion dans cet immense asile d’aliénés à ciel ouvert qu’est devenue notre planète. Et dans ce ciel vide et sans vie, nous y avons mis Dieu, l’amour et tous les saints… Imaginez sa souffrance d’être ainsi écarté… l’éternité c’est long comme dit l’autre, il y a de quoi se lasser…

Page du 30 novembre 2020 jour des spaghettis volants...

Dieu le père tout puissant, créateur de la vie, sur un tendre divan reposait son ennui. Relisant à plein temps, la genèse biblique, ce mystérieux géant de la quête mystique, passait de longues heures, affalé et repu, dédaignant les saveurs et les plus grands menus. Il regrettait vraiment qu'au lieu de façonner l'univers en un temps, il ne l’ait pas créé parcimonieusement, disposant çà et là, au hasard des ans, une fleur, un replat. Mais le mal étant fait, il devait maintenant, retrouver de l'attrait à ces jours languissants. Il choisit, pourquoi pas, de descendre aujourd'hui où résonne le glas des promesses de vie : sur la terre des hommes, éternels pécheurs, dévoreurs de pommes, travailleurs en sueur… S'appliquant à sauter sur les nues élastiques, il parvint à plonger dans l'Océan Arctique. Mais le rêve naïf de ce fameux mentor succomba au froid vif et au gel qui mord. Il parvint néanmoins à extraire sa carcasse des abysses profonds et des blocs de glace pour enfin profiter de longues flâneries en ce monde agité de milliards de vies. Au hasard des chemins, dans les villes grouillantes, il guérit de ses mains les blessures béantes. Parfois même on le vit, derrière un masque noir, galoper dans la nuit vers de sordides bars. Il goûta voyez-vous, aux plaisirs d'humains, oubliant du même coup les aléas divins. Un matin, fatigué de sa belle escapade, il voulut retrouver de ses anges l'aubade. Par malheur l'entité de sagesse suprême, l'idéal parfait de l'amour et du flegme, s'aperçut bien trop tard que les nuages bas, sur lesquels son beau lard devait poser le pas, sous l'effet de ses soins, de son aura céleste, étaient partis au loin vers l'enfer funeste. Il devrait désormais et pour l'éternité se résoudre à ce fait et parmi nous rester. Au fond des monastères et leurs cultes agaçants, le son de mille paters et les fumées d’encens continuent à monter vers des cieux désertés, vers l'espace vidé de substance sacrée…

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