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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 8 novembre 2020 jour des fantasmes...

Denis Vallier

Nous revoilà confinés, isolés, calfeutrés, avec nos désirs, nos besoins et nos frustrations et je compatis avec tous ceux qui vivent seuls… Bien sûr il y a quelques dégâts autour de nous, mais nous vendons notre inestimable liberté pour 135 € alors que nous n’avons qu’une vie. Finies les rencontres sur Meetic avec ce rayon d’action d’un kilomètre et comment encore draguer en avançant masqués ? Que nous reste-t-il pour satisfaire nos besoins ? Nos fantasmes et le porno ? La beauté intérieure, ça va un moment…Nos besoins sont les mêmes que ceux de nos ancêtres et ceux-ci ont manifestement fait preuve d’intelligence, de ruse et de solidarité pour s’assurer une descendance. Nous ne pouvons que les en féliciter et nous en réjouir mais en matière sexuelle, il est probable que la problématique entre morale et nature n’entravait guère leur action. Dans ce domaine, tout ou à peu près a été expérimenté. Quoi de plus souple que la morale ? Il n’y a pas que Trump, moi aussi je peux lancer de fausses rumeurs. Maintenant que l’animal est blessé, je peux faire preuve de compassion et l’achever : il parait qu’aux USA, un lobby zoophile pro-Trump milite pour que les chèvres puissent épouser ses militants mais à condition qu’ils portent le bouc… Ces couples exotiques passeraient devant monsieur le shérif et devant Dieu car au pays de l’ultralibéralisme, de la bigoterie et de la pornographie, ces choses-là sont très réglementées. Du coup la jurisprudence s’en trouve plutôt croquignolette : dans l'État de Washington, les relations coquines avec un animal de moins de 18 kg sont interdites et d'après la loi de Floride, on ne peut pas faire l'amour à un porc-épic. Mais il n’y a pas que là-bas, j’ai lu je ne sais où qu’au Liban, les hommes peuvent, de par la loi, avoir des rapports sexuels avec des animaux, du moment que ce sont des femelles tandis qu’avoir des rapports sexuels avec des animaux mâles est un délit puni de mort… faut quand même pas pousser… ce confinement ne va quand même pas nous rendre fous !

Sans le plaisir, nous ne serions pas là mais le besoin prime dans notre nature et le but premier du plaisir à l'origine de l'être n'est qu'un conditionnement au besoin. Cette assertion tombée de haut s’écrase sur ma page comme une fiente de mouette mais il n’empêche que depuis l’apparition de la pilule et du Sida, la recherche du plaisir pour lui-même peut conduire à la négation du besoin et, à long terme, mettre en péril l'espèce humaine. Sommes-nous capable de répondre aux besoins de l'espèce humaine sans le conditionnement du plaisir pour le besoin ? En d'autres termes pouvons-nous répondre au besoin par la raison en dehors de tout conditionnement et de tout impératif de la nature ? Je vous sens dubitatifs et j’ai également des doutes… Mais puisqu’il faut bien vivre avec son temps et lutter contre le chômage que va amplifier ce confinement, je propose qu'on légalise la fonction de videuses de couilles à domicile  puisqu’on autorise bien les livreurs de pizza ou les infirmières. Le monde tournerait bien plus rond. On pourrait les appeler d’un plus joli nom, les "épicurieuses" par exemple. À l'instar des pizzas et des piqûres, elles viendraient soulager leurs patients et rien n’empêche d’imaginer le symétrique pour les femmes seules quand leurs besoins sont de même amplitude.

Page du 8 novembre 2020 jour des fantasmes...
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