Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 9 novembre 2020 jour de divorces...

Denis Vallier

Pour l'homme soigneux et sensible à la propreté de son intérieur, la première femme est souvent la bonne… Pourquoi nous marions-nous ? Pour les gosses ? Par esprit pratique ? Pour faire la teuf du siècle ? Une vue féminine d’un autre temps mais très pragmatique affirme que la vie est un contrat avec trois cordons attachés : le tablier, le cœur, et la bourse ! Pourtant, il est encore et toujours des femmes qui n'aiment rien tant que les mariages d’amour… Que c’est beau… D'autres leur préfèrent les mariages d'humour, mais elles ne le disent qu’avec la discrétion et tout le sérieux des vieux philosophes. Dans les bars, les hommes bourrés de bon sens savent bien qu’il n’y a que trois hommes dans la vie d'une femme : celui qui l'aime, celui qu'elle aime et celui que, finalement, elle épousera… Mesdames, vous avez sans doute croisé les deux premiers, mais où se cache donc le troisième... Prendre son mâle en patience, est-ce pour une femme délaissée, faire des réussites en attendant un hypothétique ivrogne de mari ?

Les divorces pleuvent autour de nous autant qu’on se marie… Quand je regarde autour de moi, je compte par dizaines les compagnons de lutte tombés au champ d’honneur matrimonial, les pauvres se retrouvent lardés de pension après un divorce. Conclusion post-mariage assez saurienne mais réaliste : le maire et le juge ne sont que les exécuteurs des basses œuvres des septennats conjugaux. Dans cette piètre histoire, j'en veux surtout au maire qui, avec son "pour le meilleur et pour le pire", est une formidable machine à divorces, une version sociale du correcteur. "Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare unis par les affres de l'absence, dans la chamaille perpétuelle et la baise occasionnelle" devrait-il déclamer à l’assemblée transie s’il avait un minimum d’honnêteté intellectuelle. Et il faut en plus que le curé s’en mêle. Certes, faire l’amour est agréable, mais il faut être exhibitionniste sous l’œil de Dieu, rien de divin là-dedans même si certains ne s’en lasse pas. À nous en priver depuis deux mille ans on a réussi à nous faire croire que c’était le plaisir suprême… une bonne partie de rigolade entre potes ou copines, ce n’est pas mal non plus. Forcément, quand un plaisir devient une habitude, ce n'est plus un plaisir, mais une corvée, cela revient à rentrer la voiture au garage. Une habitude est toujours une entrave à la liberté. Se marier, soit… faire l’amour, c’est bien… mais exiger en plus que l'on vous aime, c'est commettre la faute de pousser à la faute. Contentez-vous donc de faire durer...

De toute façon, comme l’affirme ce joli palindrome, au bout d’un moment "La mariée ira mal"…  "Engage le jeu que je le gagne"… (- Hé ! hé ! cet autre palindrome magnifique vous aurait-t-il échappé ?). Mais méfions-nous des palindromes : kayak à l’envers, ça fait " blblblblblblll"…

Page du 9 novembre 2020 jour de divorces...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires