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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 16 décembre 2020 jour à tourner en rond...

Denis Vallier
(Illustration par Murat Akyol)

(Illustration par Murat Akyol)

J’aurais beau foncer à toute vitesse jusqu’au "limites" de l’univers toute ma vie, j’en serai toujours au centre… Comment voulez-vous que je ne me prenne pas pour Dieu si l’univers entier se déplace avec moi ? En fait, c’est plutôt que mes moyens sont limités et qu’aucune information ne me parvient d’au-delà de 13,8 milliards d’années-lumière, l’univers est bien plus vastes qu’on ne peut le voir ou l’entendre… Dans ma religion qui ne manque pas d’imagination, Dieu est en moi mais ne me laisse pas tout seul : il m’accompagne de mon fils et d’une colombe. Ce Dieu en moi crée et prépose un être sur ce qui est lumière : le Christ… et, selon variantes, Dieu crée et prépose un autre être sur ce qui ne serait que ténèbres, néant ou absence de Dieu : le Diable. Comme dans les couples amoureux et dans tout duel, l’un se soumet à l’autre : la relation entre les deux a horreur du vide et se fait sur le principe des vases communicants, si l’un baisse pavillon, l’adversaire occupe la place dominante. Au final, Dieu qui est en moi s'est transformé en être duel puisque si on y regarde bien, il est devenu à la fois lumière et ténèbres, présence et absence de Dieu... Le hic, c’est que mon existence individuelle est unique et temporaire. Même si je voulais garder une relation étroite, elle me distingue de l’univers par une dissidence plutôt banale et répandue… c’est du moins ce que je ressens profondément et, dans ce cadre, mon existence se manifesterait par l'absence de Dieu… ce qui signifierait être sous le pouvoir du diable comme le soutenaient les Cathares ces hérétiques. Ils ont eu grand tort de le dire à haute voix et on en a brûlés pour bien moins que ça...

À l'opposé, avoir Dieu en soi et ne faire qu’un avec lui comme le rêve tout croyant dans la norme, impliquerait la perte éventuelle de cette individualité dans une grande communion ce qui contribuerait à l'uniformisation des esprits comme le rêve tout mouvement sectaire… Dans certains cas extrêmes, cela revient à promouvoir un conformisme intégriste, une forme de marxisme-léninisme pur et dur mâtiné de Big Brother voire même de communisme (- Pouah ! Quelle horreur !)... Mais, dites-moi,  que devient Dieu dans tout ça ? On peut se le demander… Ben Dieu, il serait un peu partout et nulle part, ici et ailleurs, en toute chose ou nulle part, qu’importe… mais c’est toujours en son nom qu’on vous fera plier genoux, travailler en esclave et donner tous vos biens à une cause absurde... cela vous parait-il raisonnable ?

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