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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

page du 8 décembre 2020 jour des larrons...

Denis Vallier

Dieu et Diable, lumière et néant, vie et mort, Ying et Yang, font la paire et s’entendent comme larrons en foire depuis au moins une éternité, mais si ça se trouve, c’est un troisième larron bien plus discret qui tire les marrons du feu. Non, ce n’est pas le Père Noël bien trop voyant : l'existence de ce larron ne regarde que lui et moi, humble héros parmi les autres, plaie béante sur le néant, je ne devrais pas avoir à m’en mêler. Mais comme je résiste à tout sauf à la tentation, comment voulez-vous que je fasse comme s’il n’existait pas? Pour expliciter le vague de mes pensées sur un sujet aussi fumeux, il me faudrait, pour une fois, pouvoir structurer mon délire en m’inspirant en toute modestie de l’approche d’un maître comme Spinoza. Non pas au sens où Spinoza se rattacherait comme sa communauté à une religion établie en se pliant à l'adoration rituelle d'un Dieu transcendant, mais plutôt quand il aspire à la plénitude de l'esprit par la connaissance rationnelle des principes de l'ordre de l'univers avec lequel il ne fait qu’un. Si nous en étions tous là, ce serait cette même connaissance rationnelle qui, faisant appel à ce qu'il y a d'universel en nous, nous relierait dans une communauté d'êtres raisonnables. C’est peut-être bientôt Noël, mais ce n’est pas demain la veille…

La tâche est bien au-dessus de mes moyens et j’ai beau tenter désespérément de me montrer rationnel et raisonnable, je suis bien obligé d’admettre malgré mon ironie qu’il y a forcément quelque chose derrière l’énergie et la matière, mais, me trouvant dans l’incapacité de le prouver,  je ne peux que le ressentir et le présumer. Impossible de dire si c’est en amont car je ne sais si tout cela a un sens et une durée véritable. En compagnie de sommités aussi célèbres qu’Einstein (- excusez du peu) et même si je m’illusionne volontiers, il est simplement rassurant et apaisant pour l’esprit de croire au Dieu de Spinoza. A mes yeux, il se manifeste dans l’ordre harmonieux de ce qui existe ce qui me permet d’admirer la beauté et la logique élémentaire de l’univers tant que je ne suis pas aveugle et de croire à l’ombre projetée de ce qui se devine à travers cet univers. Rassurant et apaisant comme le feu dans la cheminée…

page du 8 décembre 2020 jour des larrons...
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