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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 24 janvier 2021 jour des fakes...

Denis Vallier

QAnon, Trump, fake news… les gens gobent vraiment n’importe quoi… Du factuel, du rationnel, du rationnel, encore du rationnel… voilà ce qu’il nous faut ! Et un peu de méthode, bon sang ! Ce n’est pas particulièrement mon fort, mais depuis le temps que je travaille à mettre Dieu en équation, la nuit vient de m’apporter sur un plateau une révélation fracassante. Soit elle ouvrira des horizons illimités à l’humanité toute entière … soit à l'image des Dupond et Dupont de Tintin perdus dans le désert, elle nous fera tourner en rond sur nos propres traces. Ta da da ! L’instant est solennel… les mains tremblent…les cœurs cognent… et la formule est :

D = (Mt+Mc+Lc+Jn) F1

Et maintenant, débrouillez-vous avec ça sachant que F1 peut changer par fumée blanche la semaine prochaine ou dans cinq ans… c'est une variable aléatoire mais réelle et élective. Euréka! J'ai enfin trouvé la formule ! Pour le Nobel… vous avez leur téléphone ? Mais je ne me fais pas d’illusion, cette formule est un peu trop catholique pour ces Vikings luthériens et je reconnais volontiers (- en utilisant les termes qu’emploieraient de nombreux scientifiques de qualité espérant atteindre la pensée de Dieu) qu’elle est légèrement outrancière et tout juste bonne à interpeller le gogo. Bref, c’est n’importe quoi comme l’air du temps

Aucune équation n’expliquera Dieu, le mystère demeurera entier... L'univers et tout ce qui est, resteront à jamais hors du sens et du non-sens tout simplement parce que je suis inclus dans l'univers dont je parle : je n’ai pas le recul nécessaire, je ne fais qu’isoler par la pensée un paquet de qualités et de représentations d'où je m’exclue... ce n’est pas la même chose que de voir les choses "du dehors" et ça ne peut pas coller. Le mystère de l’absence de début et de fin des choses est obligé d’exister parce qu'il sait absorber ce "moi" qui ne me quitte pas. Et donc, plus on remonte au Verbe initial, plus on approche de Dieu, plus on se retrouve isolé comme un ermite, le langage devient impuissant, on perd l’usage des mots. Il se cache, et plutôt bien, derrière la complexité. On peut même affirmer sans hésiter qu’un Dieu en cache toujours un autre. Dieu, c'est l'infini de la solitude mise en abyme et, en même temps, le comble de la folie bien ronde, bien lisse et bien fermée sur elle-même. Une fake news en quelque sorte.

Page du 24 janvier 2021 jour des fakes...
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