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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 3 mars 2021 jour parano...

Denis Vallier

Les dégâts les plus sévères causés par cette pandémie sont d’ordre psychologique… d’autant plus que nous avions oublié que vivre est un risque, qu’à la fin, on meurt et qu’entre temps, nous devons donc composer avec des dangers divers et variés. Nous en sommes venus à vouloir vivre 150 ans et plus si affinité et avec ce virus qui circule, l’autre menace notre projet et est devenu un tueur potentiel. Derrière nos masques, nous sommes tous devenus paranos… Enfin… vous, pas moi ! Moi, j’ai bien un tas d’ennemis sur Facebook, je me méfie des journalistes et des politiciens, de ce que vous pensez et même de ce que vous n’avez pas encore pensé, mais merci, tout va bien… J’en veux juste au monde entier.

Les paranoïaques penseront toujours qu’on leur en veut pour leur paranoïa. À deux doigts de mourir, ils refuseront de se confier au prêtre ou à Dieu en prétextant qu’ils sont sur écoute. Mais attention, ne les accablons pas bêtement sans savoir !  Ils craignent leur ombre et surtout ce qu’il y a de pire pour eux : ceux qui réussissent à les faire rire d’eux-mêmes, ça les tue. D’ailleurs, certains grands malades vous refuseraient le droit de dessiner et ne parlons pas de les caricaturer. Toutefois, ne rions pas trop fort, regardons-nous… effectivement, tous tant que nous sommes, nous sommes devenus paranos : la société et la politique actuelle ne se font plus dans l’enthousiasme et avec générosité entre amis formant nation mais agressivement contre de nécessaires ennemis. Trump, au secours ! Vite des murs et des murailles ! Et quand ils ne viennent pas de l’extérieur, ils forment une cinquième colonne dans nos rangs…  La preuve : nous sommes en guerre contre un virus, un truc invisible qui ne pèse rien et qui ne vit pratiquement pas…

Reconnaissons toutefois que même les paranos peuvent avoir de véritables ennemis mais ils devraient quand même savoir que le plus grand tueur d’humains sur terre n’est ni un virus, ni un dessinateur, non… c’est le moustique. Avant même que nous soyons descendus des arbres, il nous pourrissait déjà la vie et il continue sous toutes les latitudes. En cherchant la petite bête, il n’est pas directement le fautif malgré les démangeaisons que sa salive provoque : il n’est que le vecteur qui nous inocule parasites et autres saletés. Entre autres, on sait que la femelle de cette bestiole pique de préférence des personnes infectées par des plasmodiums. Une fois piqué, nous devenons l’hôte intermédiaire de ce parasite et parfois une victime collatérale de son cycle de reproduction si l’on n’a pas à disposition la Chloroquine du bon Professeur Raoult. Et donc, selon l’OMS, le paludisme provoque bon an mal an 500 000 décès de par le monde chaque année. D’accord, c’est moins que l’actuelle pandémie mais cela dure depuis toujours. Si ces bestioles se regroupaient à 1,2 millions pour vous piquer simultanément, elles seraient capables de vous vider de vos 6 litres de sang en moins de deux… Et puis imaginez qu’en plus, elles vous inoculent un coronavirus en passant… même les vampires en tremblent… Avouez que ce ne serait pas de chance, mais je vous le confirme, nous sommes tous devenus paranos… et pas qu’un peu !

(Dessin de Ralf König)

(Dessin de Ralf König)

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