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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 13 mai 2021 jour du Nazaréen...

Denis Vallier
Jésus, vue d'artiste selon  Ganbrood...

Jésus, vue d'artiste selon Ganbrood...

Évangile selon saine St-Denis, un point c’est tout...  Chapitre 5.

Jésus, le Nazaréen, était un lettré, un gardien du contrat et il est fort probable qu’il ait fait partie des Esséniens, cette secte importante opposée aux Pharisiens. Il signait peut-être d’une croix mais, par contre, communiquait par parabole interposée de manière fort moderne. C’était avant tout un intrus qui dérangeait, qui apportait le trouble et l’inquiétude d’une étrangeté au monde. On ne mérite jamais une injustice surtout quand elle vous tue et comme celle de Socrate, la sienne fut énorme : c’est de l’injustice de sa mort dont nous nous souvenons avant tout. Lui qui est mort sur la croix avait quelques rigidités et intransigeances, mais tout le monde lui reconnait qu’il n’a jamais baissé les bras. J’imagine qu’il y a peu de chance qu’il fut pour la peine de mort très commune à l’époque. Peut-être aurait-il dû mener campagne contre au lieu de simplement prêcher l’amour du prochain. Il est vrai que mourir dans son lit eût été bien moins classe, on n’en aurait jamais entendu parler. Pourtant, ceux qui sont morts dans leur lit témoigneraient que ce n’est pas aussi plaisant qu'on ne le dit.

En tout cas, le Christ est la seule personne au monde dont on fête la naissance à une date fixe fantaisiste et dont on commémore la mort à date mobile. C’est manifestement divin mais je ne me ferai jamais à la fête de Pâques : ces cadavres qui vont, qui viennent… on a beau croquer des lapins en chocolat et faire sonner les cloches, quand on y pense, c’est carrément macabre ! Et puis, Jésus ressuscité, je n'en croix pas mes yeux, c’est dur à avaler, ce n’est qu’une consolation pour ne pas nous laisser dans l’affliction jusqu’à la fin de nos jours. Ou alors, il n’était pas mort : blessé et catatonique seulement. D’ailleurs, comme disait mon voisin de comptoir, si Jésus crie c'est parce que personne n’y croix. Franchement, finir comme ça et l’accepter à trente-trois ans, ce ne devait pas être une si grande pointure que ça pour un fils de Dieu en personne. Que serait-il devenu s’il avait vécu plus vieux ? Que nous aurait-il apporté de plus ? S’il faut mourir de manière aussi absurde et sordide pour se rendre utile à l’humanité… très peu pour moi !

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