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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 4 avril 2021 jour d'altruisme...

Denis Vallier
Illustration dérangeante de Luis Quiles...

Illustration dérangeante de Luis Quiles...

Plus un enfant a confiance en lui, plus il devient difficile à influencer et à manipuler, en un mot, à éduquer au sens archaïque du terme… il aura ainsi toutes ses chances pour exprimer son potentiel à sa manière même si elle est peu conforme aux standards. On croise des horreurs sur Terre, des enfants exploités sexuellement ou au travail, des enfants-soldats et on pourrait s’imaginer qu’un enfant traumatisé d’une manière ou d’une autre, se retrouve plus souvent qu’à son tour au ban de la société en grandissant. Cela arrive, mais c’est une idée toute faite : dans la mesure du possible, il puisera dans ses facultés de résilience pour s’en sortir malgré blessures et cicatrices. Quand l’enfant est plus craintif, plus fragile, plus malléable, ou qu’il a été maltraité, n’est-il pas logique, qu’en cédant au chantage sécuritaire de la société et des religions, il se mette en conformité avec les préceptes qu’on lui impose pour se sentir admis, réconforté et en sécurité ? Combien de paumés se convertissent à l’islam en prison ? Quelle est la clientèle des sectes ?

Les enfants jouent à la guerre et peuvent arracher les ailes aux mouches mais développent aussi très tôt leurs facultés d’entraide et de solidarité. Un jour donc, cet enfant fragile aide une vieille dame à traverser la route ou sauve spontanément une bestiole de la noyade : il en éprouvera naturellement satisfaction. Le bon curé, le vieux rabbin, l’imam du quartier, lui diront que c'est bien normal de se sentir satisfait quand on "fait le bien" tel que la religion le prescrit et c'est une superbe supercherie. Ils ont détourné au profit de la religion un atavisme de l’espèce qui nous rend solidaire des personnes en difficulté et qui doit être une de nos caractéristiques : nous ne serions pas là sans cet altruisme, notre survie à tous a dû en dépendre pendant des centaines de milliers d’années. Ils font de notre générosité un argument de vente alors qu’il n’y a là rien que de très naturel : de nombreux animaux aussi manifestent des facultés d’entraide même entre espèces différentes. Mais c'est un mécanisme implacable que le religieux a installé : se sentir satisfait de soi-même pour ce gosse, c'est se sentir être en conformité avec les conditionnements qu’il lui a implanté. Cette satisfaction, c'est simplement le soulagement d'une peur : la peur de n'être pas conforme et de l’abandon toujours possible. Et la belle action perd toute authenticité, elle n’a plus rien d'altruiste ni de généreux : elle est devenue une simple recherche de sécurité pour sa petite personne. Ce genre d’enfant devenu grand confiera toujours sa conscience à d’autres bergers.

Pour ma part d’altruisme, je sais bien que je n’abandonnerai pas la vieille au milieu du périphe, je sais bien aussi que j’obéirai à d’autres conditionnements que ceux-là, mais j’aurai la satisfaction de me dire qu’ils ne proviennent pas de cet arriéré de curé, de rabbin ou d’imam… Si un homme averti en vaut deux, combien vaut un converti ? Un inverti ? Et un perverti alors? Les divertis de mon genre sont hors concours.

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