Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 17 juillet 2021 jour du souvenir...

Denis Vallier
(Photo de Pascal Borsotto: plage du Veillat à St-Raphaël le 14 juillet 2021)

(Photo de Pascal Borsotto: plage du Veillat à St-Raphaël le 14 juillet 2021)

Au soir du 14 juillet, quand les feux d’artifices ont coloré joyeusement la nuit au-dessus de la mer, j’ai pensé aux 86 victimes de l’attentat de Nice de 2016 revendiqué par Daesch et à tous ces blessés qui n’en sont pas encore remis. J’ai aussi pensé à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’assassin tunisien, puisqu’après tout, il est mort lui-aussi. J’ai eu beau essayer de me mettre à sa place, je n’y suis pas parvenu, il doit me manquer quelque chose, mais quoi ? Est-ce psychiatrique ? Est-ce culturel ? Est-ce religieux ? Au bout de quel cheminement se transforme-t-on en machine à tuer de 19 tonnes (- en commençant par une Musulmane) au nom d’Allah le Miséricordieux ? C’était un mari violent en instance de divorce, un obsédé sexuel aux expériences variées en nombre et en genre, qui buvait de l’alcool, se droguait, suivait des cours de salsa et mangeait du porc… On a parlé d’une radicalisation rapide mais tout cela ressemble bien plus à la froide planification d’un suicide dans un feu d’artifice et une heure de célébrité qu’à l’œuvre d’un exalté. Dans la plupart des autres attentats, les meurtriers sont de jeunes hommes qu’un endoctrinement bien mené a transformés en fous de Dieux, mais dans l’histoire, est-ce Dieu qui rend fou ou bien une religion ? Qui me répondra, le juge, le psychiatre ou le religieux ? Car on aura beau dire, c’est dans l’illusion de combattre pour une religion que ces jeunes gens passent à l’acte et leurs commanditaires les projettent comme un missile dans l’espoir de provoquer une guerre de religions… Ce qui est sûr, c’est que s’il n’y avait moins de croyances, nous aurions moins de problèmes…

On croit croire… en réalité, personne n'a la foi : celui qui croit l'avoir n’est que possédé par la foi. Croire est un acte de l'être et être est la base de tout : Zemmour aura beau dire, l’être précède l’essence. Je n’y vais peut-être pas avec le dos de la main morte, mais tous les croyants manifestent l’intelligence des grenouilles coassant dans leur bénitier. La psychanalyse a révélé un certain nombre de déterminants inconscients de la croyance qui l’associent au désir sexuel : le fantasme (- qui tisse la réalité comme un mélange de symbolique et d’imaginaire), la pulsion (- d’où sort la vérité des théories sexuelles infantiles), les signifiants (- au nom du père, non représentable, ou du sujet supposé détenir le savoir pour le transfert)… En outre, elle a montré que la division du sujet a justement la structure de la division entre savoir et vérité… et comme on le sait, à chacun sa vérité. Le pire c’est que parmi nous, des aveuglés sont nombreux à s’en porter bien en toute hypocrisie. Ils ne sont pas pressés de mourir, eux, et s’ils savent une chose, c’est que pour vivre heureux, il faut soit être réellement stupide, soit faire semblant de l’être jusqu’à se tromper soi-même.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires