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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 20 septembre 2021 jour de cata...

Denis Vallier

Les hommes (- et particulièrement ceux du genre masculin) sont avant tout de grands frustrés supportant très mal d’être dominés par plus forts que soi et encore moins par toute autre espèce : nous éliminons systématiquement la concurrence… Voici les prémices d’un handicap majeur que doit surmonter encore actuellement ce merveilleux outil qu'est le mental humain... le prix à payer pour accéder à cet extraordinaire instrument qu'est la Conscience... le potentiel de malédiction pour toute l'Humanité à venir... et cela en totale inconscience pendant les centaines de milliers d'années de notre "jeune" espèce. Ce faux pli déforme toute pensée tandis qu’elle est travaillée par l’obsession de découvrir, innocemment, et de manière brouillonne, sa raison d'être au sein de cet Univers si mystérieux... Ce besoin de comprendre s’est affirmé de générations en générations depuis des millénaires, il est monté en intensité au rythme du développement du cerveau presqu’humain et cela s’est transmis mécaniquement car notre enfance est devenue progressivement si longue qu’elle nous en a laissé de plus en plus le temps. Tout se transmet des connaissances acquises par la conscience des hommes au profit de la société... tout autant que son affect collectif humain, notre culture s’enregistre, quelque part, et cela même sans parole... de générations en générations, au-delà de sa volonté propre... il est souvent naïf, mais il a du mal à discerner cette imprégnation massive qui le constitue : comme tout le monde, il se veut différent...

Et puis, tout récemment, la donne a changé massivement, l’imprégnation s’est faite aux dépends de la société et la contre-culture a pris le dessus sur la culture. Soit nos enfants sont devenus si précieux que nous les avons surprotégés du monde extérieur, soit nous les avons abandonnés en rase campagne à la merci du premier marchand de rêves venu. Nous avons tourné le dos à la connaissance et à la culture, nous sommes devenus si individualistes que nous avons cessé d’apprendre, même plus de nos erreurs, les machines le font à notre place dans un incroyable abandon collectif. La dynamique est cassée, l’école abandonnée est impuissante à réparer les dégâts et à jouer son rôle fédérateur, la société va à vau-l’eau… "- C’est une catastrophe… bah maint’nant, elle va marcher beaucoup moins bien, forcément… Qu’est-ce que je vais devenir ?" s’inquiéterait ce "Corniaud" de Bourvil, le volant de ce qui reste de sa 2CV en main … "- Un piéton !" répondrait cyniquement ce PDG de De Funès… S’il y avait une seule priorité à inscrire dans tout programme électoral, ce serait bien ce chantier-là…

Bourvil dans "Le Corniaud", film de Gérard Oury, 1965…

Bourvil dans "Le Corniaud", film de Gérard Oury, 1965…

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