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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 21 novembre 2021 jour en cabane...

Denis Vallier
(Illustré par "Neitsabes")

(Illustré par "Neitsabes")

Du fond de nos cellules fermées sur tout espoir
Nous rêvons sans scrupules en guise d’exutoire
Que tous les homoncules qui ne savent que croire
Et ceux qui gesticulent  en croyant tout savoir

Et tous ceux qui calculent et spéculent et cumulent
Ou ceux qui dissimulent, reculent et capitulent
Que tous ces beaux connards qui hantent nos cauchemars
Nous retrouvent en cabane, histoire de se revoir

Qu’ils se rendent bien compte en serrant les mâchoires
Que tous nos vieux déboires, minuscules, majuscules,
Qui nous ont tant fait boire,
Nous autres gueux paillards,
poètes et funambules enfermés au mitard

Nous accordent de plein droit la force et le pouvoir
De leur balancer en pleine poire
"On vous encule !"
Et plus jamais nos mots ne s’aviliront !

Désolé… Désolé… Désolé… amis de la poésie, fallait qu’ça sorte… On dit que les cons osent tout et parfois cela m'inquiète... C’est sûr, ce n’est pas du Villon, mais même en cabane on apprécie les contrepèteries. Je ne vais plus sur les stades de foot, du coup, je suis un peu gêné d’écrire "on vous encule !", mais c’est venu tout seul. Dans une cellule voisine, le vieux Georges chante "S’faire enculer"… Je suis autant navré que Brassens d’employer ce vocable grossier mais parfois, il s’impose, on n’a pas le choix…

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