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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 6 avril 2022, jour en surface.

Denis Vallier
Page du 6 avril 2022, jour en surface.

Pendant toute notre scolarité, on nous martèle du savoir sous forme de "ça s'appelle comme ça". Par exemple, l’institutrice montre un bel animal à quatre pattes et dit "ça s'appelle un cheval". Ce qui est faux... "Ça" ne s'appelle pas un cheval. "Nous" avons décidé d'appeler cela "un cheval"… nuance. Je vous entends me dire "mais tu coupes les chevaux en quatre, quelle importance ? L'important est de savoir comment on l'appelle, pour être capable de le désigner". Je veux bien admettre votre réaction comme normale, puisqu’elle sera la plus commune, mais, si vous me dites cela, c'est que vous vous en tenez à la logique géométrique en deux dimensions de la surface des choses. Et c'est justement ce qu'a induit cet enseignement scolaire que nous avons reçu en commun. J’estime en avoir été victime même si en apparence cela peut s’assimiler à un bobo superficiel, mais depuis, j’essaye de me soigner.

Donc, par un martèlement copieux et journalier de l'idée que les choses sont les mots qui les décrivent, il finit par y avoir identité entre le mot est la chose : le mot "fleur" devient la fleur, le mot "pipe" devient la pipe sauf pour Magritte et DSK. Tu "es" Pierre et sur cette pierre… etc, "tu" est ton nom… nous en sommes venu à accorder une importance extravagante aux mots, aux symboles, aux représentations. Et cela, bien entendu au détriment de la chose elle-même qui nous échappe toujours autant.

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