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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 4 août 2022, jour à bonne distance...

Denis Vallier
Page du 4 août 2022, jour à bonne distance...

Que c’est bon de jouir… de son corps, de la vie, de tout…  En matière de Vérité, qui n’a jamais éprouvé ou souhaité la dimension de l’extase est un être incomplet, voué à l’analyse froide, mécanique par une logique décérébrée. Nous avons la chance de posséder un cerveau fabuleux et nous sommes très nombreux à nous asseoir sur nos bouquets de neurones, mais il n’est pas notre seul moyen d’approche. Pour comprendre et savoir où nous en sommes, il est certes nécessaire en premier lieu, d’analyser la situation mais l’analyse a ses limites, la science aussi : de trop loin, on ne peut pas lire, mais si l’on regarde de trop près un texte imprimé, on verra une collection de points noirs qui ne voudront plus rien signifier, il en va de même pour le plus beau des visages. Pour vivre dans ce monde, le comprendre et y vivre au mieux, il convient de garder la bonne distance et de s’y tenir.

On peut découper le monde et le pain en tranches fines, mais, avec Kepler, rentrons dans une boulangerie pour dire que nous ne mangeons pas de ce pain-là : que l’on regarde vers l’infiniment petit ou l’infiniment grand, la matière est essentiellement du vide… et comment construire quoi que ce soit sur du vide ? En se demandant pourquoi la Terre était à une distance si idéale du Soleil, Kepler a "deviné", disons-même "imaginé" par la simple force de son intuition, les lois qui sont à la base de tout principe physique actuellement existant… mais par contre, il n’a jamais eu sa réponse !... En effet, aucune loi physique ne l’expliquera… par contre les calculs de probabilités le font : il ne s’agit que d’une possibilité parmi une infinité d’autres possibilités... Si nous sommes là et précisément là à rôtir sous le soleil implacable, c’est parce que notre planète est inscrite entre les seules limites véritablement universelles, celles des grands nombres. Et nous, au lieu d’en tenir compte le plus poétiquement possible, nous avons confié les grands nombres aux froides machines bien mieux ventilées que nous.

Dans la chaleur de l’été, nous avons perdu le contact avec notre propre vie profonde et de ce fait nous sommes devenus des centres de misère. On se rafraîchit comme on peut, la pensée, ce mécanisme trivial, mort et froid, a pris le pas sur tout. Mais si je ne suis plus capable de me relier à un arbre, à la vie qui l'habite et qui doit faire écho à la mienne, un écho logique en l’occurrence, je me métamorphose en centre de destruction et je rase toute la forêt. Et peu importe pour cela que ma pensée crie ou non "Ecologie", "Système", "Dieu". Il n’y a qu’un moyen de construire sur du vide... en le comblant d’amour sans limite comme aurait chanté John Lennon.

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