Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 17 septembre 2022, jour de Rockefeller...

Denis Vallier

La question économique et financière demeure une épine philosophique, une jungle éthique où les pseudos philosophes de mon acabit se perdent aisément. Dans cette jungle, dès qu’on peut tenir debout sur ses deux jambes, mieux vaudrait apprendre à courir qu’à marcher mais tout le monde n’a pas le génie d’un Marx pour s’y risquer (- avec plus ou moins de réussite d’ailleurs). Toutefois, certaines injustices sont si flagrantes que l’on ne peut manquer de s’y intéresser.

David Rockefeller, le vieux à l’origine de la Triade mort en 2017 à 102 ans, a longuement vécu bien plus moralement que les assistés au RSA puisqu’il avait hérité de la fortune du grand-père… c’est autrement plus méritant ! À la fin des années 90, avant nos ennuis, il tenait ces propos prémonitoires : "Nous sommes à la veille d'une transformation globale, tout ce dont nous avons besoin, c’est d’une bonne crise majeure, et les nations vont accepter le nouvel ordre mondial."… Tout un programme de mise sous tutelle… Son cynisme laisse pantois… Il est plutôt aisé d’être visionnaire quand on est en possession de l’information et que l’on tient les rênes. Par contre, essayer de comprendre cette ambition planétaire de détraqué est plus difficile… elle est viscérale et conditionnée par son milieu. Sans doute est-elle perçue par ce genre d’individu comme étant au service d'un système plus vaste que lui, comme la famille, l’entreprise, voire la nation. Après tout, se battre pour la prospérité des siens part d’un bon sentiment n’est-ce pas ? Là-dessus se rajoute en surimpression le schéma hollywoodien où le mâle est un féroce businessman quand la femme n’est qu’amour au foyer, où l’on sauve la morale en œuvrant dans des fondations humanitaires pour les affligés et les miséreux. Mais cela reste pauvre comme analyse car se greffent les religions et les idéologies qui promeuvent plus ou moins politiquement le vernis des solutions de redistribution et de respect de l'autre : l’égoïsme, c’est bien, mais il ne faut quand même pas en abuser...

Pendant des millénaires, nous avons toujours partagé "naturellement" les ressources en respectant des conventions établies au long des temps très anciens, et cela a permis la survie mutuelle de nos ancêtres. Là-dessus, certains chefs mafieux sont arrivés en force pour décréter que tout leur appartenait, même votre vie, ils se sont fait appeler rois, reines, pharaons... Malgré tout et en principe, les institutions sont normalement là pour assurer une redistribution minimale de la richesse. Tout ce qu’on peut dire, c’est que ça ne fonctionne plus… On le constate tous les jours, la pratique est à des kilomètres de la théorie et dans cette affaire, l'appât du gain et le pouvoir de l'argent ont fait sauter la majorité des barrières intellectuelles ou physiques pour obtenir les injustices et les écarts abyssaux de fortunes que nous connaissons de nos jours. Le cynisme et la morgue des puissants sont devenus également sans limite… d’accord, ils ne nous mangent plus le foie ou le cœur mais vous allez voir qu’ils vont prescrire des "Journées internationales du don d’organes" en vous demandant de passer effectivement à l’acte pour qu’ils puissent vivre plus vieux encore.

(Dessin de l'aumône à la justice par Gunduz Aghayev)

(Dessin de l'aumône à la justice par Gunduz Aghayev)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires