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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 19 septembre 2022, jour d'enterrement...

Denis Vallier
Page du 19 septembre 2022, jour d'enterrement...

Pour un enterrement, c’est un bel enterrement… tout la basse-cour est là. Nos amis Anglais enterrent leur symbole et Charles III, déjà Prince de Galle,  va hériter de l’Angleterre et est appelé à régner… -"Araignée ? Quel drôle de nom ! Pourquoi pas coccinelle ou papillon ? " s’étonnerait Prévert… Comme il se devait, le symbole fut discret tout au long d’un règne qui a accompagné nos vies : un symbole n’a pas besoin de parler, il fait la politique de l’autruche au milieu des requins, des couleuvres, des rapaces, des vautours, des chacals. Quel que soit le pays, nos représentants se sont échappés d’un zoo et on ose encore se demander si nous sommes cousins du singe ou pas. S’ils veulent bien admettre leur parenté simiesque du bout des lèvres, de toute façon, nos élus sont persuadés qu’ils sont irremplaçables, qu’après eux, il n’y aura rien sinon le déluge et pas plus de Noé que d’arche. De qui donc descendons-nous pour être aussi condescendants ?

Quelle jouissance pour ces fous de pouvoir (- la pire des drogues) de toucher au graal : parvenir au poste suprême, s’asseoir parmi les grands de ce monde dans l’illusion de tenir la destinée de toute une nation entre ses mains ! Notre Président, ce héros, s'avance à la tête de ses armées, droit et fier sur son command-car, tandis qu'autour de lui sifflent les balles perdues de kalachnikovs d’un quartier voisin. Il ne les remarque même pas mais son sang-froid et son courage galvanisent la population qui enfin reprend espoir. L'insécurité n'a qu'à bien se tenir ! Au début, il s’est fait conspuer, puis cracher dessus, maintenant, il va se faire canarder façon François-Ferdinand à Sarajevo et un de ces jours, ce sera l'airbus détourné sur l'Élysée… Ce n’est pas une vie d’être président.

La reine était une femme, mais elle est morte quand même. Elle n’avait rien demandé pour occuper le trône doré dont rêvent les fillettes alors que pour parvenir au sommet de l’état, les Rastignac sont près à toutes les compromissions, à renoncer à toute dignité : tous nos maîtres ont une mentalité d’esclave qui veut prendre sa revanche. Même si la loi impose un équilibre, ce n’est donc pas une raison pour placer une femme au pouvoir plutôt qu’un homme bien qu’en général, elles soient plus douées pour la politique : généralement, elles utilisent moins spontanément la force et ont plutôt tendance à exploiter celle des autres en s’appuyant sur leurs faiblesses. D’autre part, elles se projettent à plus long terme pour le bonheur de leurs enfants. Mais elles n’ont pas que des qualités… en écoutant leurs propos venimeux et en caricaturant, pour elles, la politique ressemble davantage à l’art de ridiculiser ironiquement l’adversaire qu’à celui de gouverner à proprement parler même si chez nous, nous avons une bosseuse de Premier Ministre en contrexemple. Au nom de l’égalité, méfions-nous donc tout autant des femmes que des hommes : elles seront terribles quand elles décideront de se venger de ce qu’elles ont enduré… C’est ce que doivent redouter les mâles des pays où l’intégrisme traditionnel a force de loi. Tremblez, faites dans vos slips, entendez-les rugir… ce sont des femmes ! Ce qui pourrait les rassurer pour l’instant, c’est qu’elles ont encore tendance à entretenir un héroïsme localisé issu de notre passé patriarcal qu’elles perpétuent consciencieusement : même si elles ont déjà viré leur cuti en grand nombre, pour l’instant, elles se consacrent plus souvent à leurs enfants et à leur famille qu’à leur épanouissement personnel, aux grandes résolutions ou aux entreprises de longue haleine. Mais génération après génération, la roue tournera inexorablement…

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