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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 23 septembre 2022, jour de chute des feuilles...

Denis Vallier
Page du 23 septembre 2022, jour de chute des feuilles...

Notre monde, nos vies, notre société, tout est paradoxal… Et dans ce lot, le capitalisme est particulièrement paradoxal : c’est un mode de production extrêmement créatif, prolifique et dynamique, moteur de progrès techniques et technologiques incontestables au point que même le progrès progresse mais c’est aussi un ordre mondial dominé par des pilleurs cannibales, destructeurs, saccageurs de planètes. Les plus fanatiques affiliés s’enfoncent dans l’illusion que de nouvelles technologies nous sortiront systématiquement des mauvais pas et que le "ruissellement" retombera en pièces d’or. Il leur en faut donc toujours plus dans un perpétuel déséquilibre avant…

Or on constate que ce système en place se nourrit d’inégalités de plus en plus importantes jusqu’à l’insupportable et mène inexorablement vers une monopolisation des richesses produites dans quelques poches. La moitié des richesses produites chaque année dans le monde se retrouve sur les comptes des actionnaires des 500 plus grosses entreprises… le reste de l’humanité se partageant très inéquitablement le reste du gâteau. Il y a bien quelques fonds souverains appartenant à des états, mais le principal des actions de ces grosses boîtes est réparti entre des fonds de pension et quelques mains. Ce très petit nombre d’oligarques échappant à tout contrôle étatique et surplombant toutes les institutions, se retrouve avec un pouvoir qu’aucun despote, roi, empereur ou pape n’auraient pu rêver. Le seul objectif de ces quelques personnes est une maximisation des profits quelqu’en soit le coût humain.

En bonne intelligence, une société saine devrait s’organiser au profit de la survie et du bien-être de l’ensemble de ses membres or nous formons une société dominée par l’argent où l’on n’est que le pouvoir que l’on détient en banque... les buts sont tout autres et les perspectives à terme dramatiques car le "ruissellement" est un enfumage de première.... Avec un minimum de règles, nourrir l’humanité ne poserait aucun problème, mais au lieu de cela, cet ordre meurtrier détruit absurdement sa propre nécessité et scie méthodiquement la branche sur laquelle il se perche. Quand il chutera (- car il chutera inexorablement), nous en ferons malheureusement les frais comme il se doit. Ce sera le prix à payer pour une société nouvelle.

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