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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 24 septembre 2022, jour du grand soir...

Denis Vallier
(Photo INU...?)

(Photo INU...?)

"Ah c’qu’on est serrées, chantent les sardines"… Vous n’en avez pas marre de ce poids sur vos épaules ?... Si vous vous plaignez de vivre avec une pression sur le dos, vous vous ferez traiter de parano par les piliers de bar : la pression, eux, ils connaissent… Vous serez complotiste si vous suggérez que cette pression est due à un système et conspirationniste si vous précisez que ce système est capitaliste. La défense est bien rodée, les pare-feu bien en place mais si vous en parlez, vous serez les trois à la fois…

Même s’il est en déséquilibre permanent, le système est sur les rails, c’est son mouvement qui le maintient.  Réformer ou même aménager un tel système d’oppression est impossible : ou bien on brise le principe de maximisation des profits et le capitalisme s’effondre, ou bien il continue à gonfler et les problèmes vont s’accumuler d’autant plus que notre démographie est plus active que ne le laissaient entendre nos prévisions… C’est l’un ou l’autre et il n’y a pas de compromis. Quelques pessimistes murmurent qu'on est déjà dans la panade et s’égosillent à nous prévenir... Une majorité fait preuve d’une ignorance ou d’une indifférence collective qui deviendra de plus en plus coupable tandis que ceux qui vivent dans le déni paradoxal, critiquent la bêtise crasse des autres et leur prolifération.

"On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce que l’on gagne" se disent les vieux couples frileux… Nous avons l’expérience du collectivisme mis en pratique et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut un beau raté, pourtant, il nous faudra bien faire chuter le capitalisme pour qu’apparaisse une société nouvelle. Pour le remplacer par quoi ? Un château de sable durable en Espagne ? Nul ne le sait, c’est le mystère de la liberté libérée : le principe de précaution forge un carcan liberticide tandis que vivre sa vie, c’est accepter de prendre des risques. Après la prise de la Bastille, les révolutionnaires n’avaient aucune idée du contenu de la première constitution quatre ans plus tard. Ce ne fut pas facile et l’aventure osée, mais ils l’on fait et même si le résultat était loin d’être parfait, au final, c’était quand même mieux qu’avant. Certes, il n’est guère facile de faire confiance à l’intelligence de la foule, on connait sa folie, mais malgré tout, nous autres membres de la société civile à l’échelle planétaire, portons en nous les valeurs de cette société nouvelle à venir… laissons-les s’exprimer Pour que le moteur se lance positivement à chacun de se dire "l’autre, l’étranger, est un ami que je ne connais pas encore, je suis l’autre et l’autre c’est moi" pour prendre conscience de notre identité commune malgré nos différences. Il en sortira peut-être quelque chose de meilleur où la "liberté" de chacun sera respectée. On ne pourra le savoir qu’en s’y risquant.

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