Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 26 novembre 2022, jour pollué...

Denis Vallier
(Illustration par Justin Peters)

(Illustration par Justin Peters)

Nous sommes huit milliards à consommer et polluer allègrement sur la seule planète que nous ne connaîtrons jamais… Selon notre degré d’information ou notre égoïsme, nous avons plus ou moins tendance à culpabiliser ces derniers temps mais on continue malgré tout comme si de rien n’était… Nous ne pourrons pas poursuivre indéfiniment sur notre lancée, nous en avons bien conscience mais comment stopper l’énorme train d’une économie mondialisée lancé à folle allure ?… D’évidence, il nous faudra passer par des étapes de transition, on le sait, on sait tout ça... Comme on sait aussi que le système est bien ficelé et que si les maîtres du jeu (- ces quelques types qui manipulent à leur guise trois, six ou même sept mille milliards de dollars) voulaient vraiment s’amuser à déclencher à leur profit une nouvelle guerre mondiale, ils n’auraient pas besoin d’aller taquiner Poutine : il leur suffirait de modifier quelques réglages des mécanismes de régulation de Wall Street… Malgré tout, la survie de leur système les concerne et il est heureux pour nous qu’ils ne soient pas suicidaires car ils accepteront, contraints et forcés, de reculer pour mieux sauter, de commencer par des phases de décroissance (- même si le mot fait peur à nos esprits formatés).

On s’imagine d’emblée des privations, des sacrifices, des pénuries, des tickets de rationnement, alors que ce n’est que le superflu, l’inutile, que nous devrons rejeter pour nous concentrer sur l’essentiel. Il nous faudra cesser cette course stupide derrière le dernier gadget en 5G, 6G, 30G à la mode… D’ailleurs la mode et l’industrie du luxe qui rapportent tant à la France, ces miroirs aux alouettes, sont directement responsables des abus de notre consommation : nous ferions bien de balayer devant notre porte. Si nos publicistes s’y mettaient avec leur entrain habituel, la sobriété et la simplicité s’imposeraient sans problème.

COP27 après COP21, on approche doucement d’un consensus de façade conforme à cette analyse de bon sens. C’est sympathique de tomber d’accord, mais on se fait des politesses avant de véritablement commencer à régler notre problème. Dans les faits, on se paye de mots et de bonnes intentions… nous rechignons à perdre nos avantages acquis et personne ne prend les  décisions concrètes et drastiques nécessaires. C’est humain et donc stupide : on craint de perdre son rang et des devises, de se faire doubler par la concurrence et de se retrouver le dindon de la farce après deux siècles de course et d’efforts : - Après vous, je vous en prie… - Je n’en ferai rien, faites donc !...  Si personne ne fait le premier pas, on est mal barré… à ce petit jeu, on va droit dans le mur et sans casque. Nos voisins allemands, très en pointe en matière de développement durable (- et de casque), détournent le problème et prônent la "croissance verte" qui consiste à produire toujours plus mais avec moins. À terme, ce point de vue (- égoïste comme de coutume) découlant toujours  de la même folie, ne fera qu’augmenter le tas d’ordures… Le développement durable, c’est un gentil oxymore bien cynique, mais qui a demandé son avis à mon lapin ?...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires