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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 28 novembre 2022, jour de légère inquiétude...

Denis Vallier
(Illustration par Nathan Ackley)

(Illustration par Nathan Ackley)

La brutale augmentation de notre nombre ces derniers temps nous pose des problèmes inédits et, en apparence, insolubles, surtout qu’elle se produit essentiellement dans les pays les plus défavorisés avides de consommer et de polluer autant que les autres. Par le passé, nous avons déjà connu de belles accélérations même si elles n’ont jamais été aussi brutales : l’invention de l’agriculture (- étalée sur quatre millénaires, il y a de ça entre 7 et 11 000 ans) avait provoqué la première explosion démographique puisque durant ce laps de temps, la population mondiale avait été multipliée par mille mais de manière qui restait acceptable par rapport aux possibilités de la planète.

Par contre, notre problème actuel est plus difficile à résoudre et le challenge d’autant plus vital... L’écart entre pays riches consommateurs, énergivores, gaspilleurs et pays pauvres, plus sobres mais en expansion démographique explosive, demeure considérable (- un Américain consomme trois fois plus d’énergie qu’un Chinois, 3,6 fois plus que la moyenne mondiale et peut-être dix fois plus qu’un Somalien). Mais les pauvres de plus en plus nombreux entendent bien profiter du confort moderne autant que les autres de préférence  chez eux mais sinon, chez nous. C’est compréhensible et malgré toutes nos réunions à l’ONU, nous ne sommes pas prêts de nous mettre d’accord sur ce qu’est un comportement raisonnable. Malgré tout, le premier pas consisterait forcément à s’arrêter sagement de produire plus que nécessaire : halte au gaspillage, à l’obsolescence programmée, à la mode et aux gadgets ! Concentrons-nous sur l’indispensable à définir ensemble.

Pourtant ce n’est pas gagné car, que vous soyez riche ou pauvre, puissant ou soumis, quelle que soit votre couleur de peau, restera toujours cette pression vous poussant dans les reins, ce besoin de suivre le soleil vers la qualité, la performance, le questionnement de soi, aussi bien dans le domaine technique, artistique qu’humain et sociétal. Vous êtes humain et donc jamais pleinement satisfait, jamais à la bonne place, vous courrez toujours vers une instance meilleure de vous-même alors que, quand vous y pensez, vous n'avez jamais rien demandé dans ce sens. Mais cette pression, ou plutôt cette aspiration du vide, est en toute chose et en tout lieu, que vous soyez en ou hors-jeu, en cette place ou en une autre, les règles du jeu et ceux qui aboient sont toujours les mêmes. Mais qui a bien pu nous insuffler cette idée minable d'incarner l'humain ?

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