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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 31 décembre 2017 jour nombriliste

Denis Vallier
Page du 31 décembre 2017 jour nombriliste
Page du 31 décembre 2017 jour nombriliste

Après une semaine et 2500 km à me balader du côté Nancy et de Sens, je constate que le Grand Architecte ou la Grande Inconnue, appelez-ça comme vous voulez, ne sont pas restés avec ce qui leur sert de bras croisé. J’avais laissé X ou Y dans le noir absolu et et je les retrouve sous un soleil éclatant. Sans aucun papier, sans aucune pièce d'identité, ce grand Travailleur au noir, a manifestement soutiré quelque chose de la nuit grâce à son Verbe, en particulier nos corps et nos âmes qui se donnent depuis à ce mystère. Tout d’abord, il y eut la Lumière, puis la belle Terre, le Bien et le Tout qui...

Page du 30 décembre 2017 jour en chute libre

Denis Vallier
Page du 30 décembre 2017 jour en chute libre
Page du 30 décembre 2017 jour en chute libre

Et je débarque… pénard, tranquillos… Mais…. Mais ! Au secours ! Je to o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o ombe ! SPLASH ! . En vrac et sans notice ! Une seconde ... Je rassemble les morceaux épars.... La main gauche à ma gauche... La droite... à ma droite Les rotules, les lombaires, les zophage et les zyeux. Tout ça bien remis N'oublions pas le kiki Et, où avais-je la tête ? La tête, oui la tête ! Où est-elle ? Ah par ici ... J'ai cru un moment que ma mère avait raison. Elle me dit toujours que j'en ai pas de tête... Voilà, ça va mieux du coup. La prochaine fois je mettrai un casque...

Page du 29 décembre 2017 jour créatif

Denis Vallier
Page du 29 décembre 2017 jour créatif
Page du 29 décembre 2017 jour créatif

Nos origines nous poursuivent et nous poursuivront encore longtemps jusqu’à ce que le temps s’arrête. Avant de reprendre le cours de notre cosmogonie d’opérette, force est de constater qu’un univers en état de marche, même né sous X, ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, cela reste un prodige de précision : seul un déséquilibre infime entre la matière et l’antimatière permet de faire fonctionner cette immense machine. Après cet exploit, la grande inconnue, cru pouvoir faire une pause bien méritée, mais non. Son chef d’œuvre capricieux en demandait toujours plus. Pour la troisième fois X crut...

Page du 28 décembre 2017 jour classé X

Denis Vallier
Page du 28 décembre 2017 jour classé X
Page du 28 décembre 2017 jour classé X

- Dieu merci ! - De rien… - Merci quand même…Voici que je me lance dans un délirium sur un sujet très mince ne reposant sur rien ou du moins pas grand-chose. Quand on n’a rien à dire, personne ne vous oblige à le faire savoir. C’est pourtant ce que je tente de faire ici. Toute construction, fût-elle de l’esprit demande un minimum de bases saines et solides. Or il se trouve que, comme nombre de prédécesseurs, je n’ai aucune idée de ce que je veux dire ni à quoi je veux aboutir et bien évidemment, il y a de fortes chances qu’en partant de rien je n’arrive nulle part. Bien maigre pitance à se mettre...

Page du 27 décembre 2017 jour de tri

Denis Vallier
Page du 27 décembre 2017 jour de tri
Page du 27 décembre 2017 jour de tri

Chaque matin que le soleil me donne, je passe beaucoup de temps dans mon jardin à consacrer un petit instant à chacune de mes plantes. On discute, on refait un monde plus simple… Facétieuses, elles me sortent des propos futiles… du moins c’est ce que je crois entendre. Par exemple elles me disent que je devrais enlever mes chaussettes avant d'enfiler mes tongues, ça éviterait au gros orteil d'avoir à percer le textile pour se faire une place. Entre les lignes de mon jardin, il se dit plein d'autres choses, bien plus intéressantes mais je ne les répéterai pas, pas maintenant : l'humanité n'est pas...

Page du 23 décembre 2017 jour des mots doux

Denis Vallier
Page du 23 décembre 2017 jour des mots doux
Page du 23 décembre 2017 jour des mots doux

Le langage est peu de choses, le langage ce n'est rien, c'est une broutille, un détail, une futilité dans ce vaste univers, des poussières que les vents solaires balaient. Et surtout, ce n’est pas ce qui nous donne une vision du monde. Quel est le langage des univers ? Le langage, c'est des mots, des concepts consensuels que tout le monde utilise pour se comprendre, ça facilite les choses, ça permet d'aller plus vite, c'est efficace, commun, banal, mais sans profondeur. Il flotte en surface du monde. Tout le monde sait ce que « rouge » veut dire, mais personne ne peut vous le décrire. Et pourtant,...

Page du 22 décembre 2017 jour d’achoppement

Denis Vallier
Page du 22 décembre 2017 jour d’achoppement
Page du 22 décembre 2017 jour d’achoppement

Il faut se méfier des phrases toutes faites car elles vous rigidifient, mais on dit que la foi soulève des montagnes. Je serais tenté de rajouter qu’il n’y a qu’elle qui puisse le faire. Ce que j’entreprends est une taupinière risible, certes, mais tout ce qui a été fait de grand a été réalisé à petits gestes accumulés et partagés. Comme le Facteur Cheval, posons la première pierre, la pierre d’achoppement Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme. Si à son image je souhaite faire preuve d’originalité, la difficulté initiale, c’est que tout a déjà été dit et écrit ... par d'autres...

Page du 21 décembre 2017 jour violent et historique

Denis Vallier
Page du 21 décembre 2017 jour violent et historique
Page du 21 décembre 2017 jour violent et historique

Un jour Londres… un autre Hambourg… Bruxelles… Paris… Nice…. et puis Barcelone… et tous les autres jours dans des pays arabes, la litanie ordinaire de cadavres ensanglantés… C’est une chose simple et faible, débile, que je voudrais dire et que les mots déguisent parce qu’ils en veulent toujours avec violence à la puissance qui les exploite. C’est que tout nous pousse à répondre à la violence par la violence. Partant, j’assume le fait que ma réaction ne ressemble à rien..., j’ai la connerie responsable. Tableau de Gradimir Smudja, (dessinateur de Bd yougoslav) qu'il aurait pu intituler "Dormir d'une...

Page du 20 décembre 2017 jour au jardin

Denis Vallier
Page du 20 décembre 2017 jour au jardin
Page du 20 décembre 2017 jour au jardin

Alpine Garden Ruins. Je rigole… bien sûr que je m’y suis glissé entre mes lignes et mes haies. Merci d'entrer ainsi dans les allées de mon jardin dont je voudrais raconter l’histoire, fleur par fleur même si je n’ai que des mots plus ou moins fanés à proposer... Je ne saurais être botaniste, je serais plutôt une sorte de botanique à l’air libre prenant son temps, un temps considérable… D’ailleurs ça m’fatigue, à la quatrième taupe, ce sera l’heure de ma sieste. Dans mon jardin...comment dire… les oiseaux chantent, m'enchantent, les lézards musent, m'amusent, le parfum de mes fleurs m'effleure,...

Page du 19 décembre 2017 jour boiteux

Denis Vallier
Page du 19 décembre 2017 jour boiteux
Page du 19 décembre 2017 jour boiteux

Peut-on dégager de la diversité de ce que je raconte quelque chose d’un dessein général ? En cette affaire il se pourrait qu’avant toute autre une dévorante préoccupation esthétique soit probablement à l’œuvre et que le fond importe peu. Je suis intimement convaincu de cette évidence que la pensée, comme la matière, même fécale, ne réalise sa puissance que dans une forme belle. Malheureusement, ce qui est joli mène fort souvent à la bêtise comme vous pouvez le constater. Je m’y suis laissé prendre, jusqu’au point de tomber dans la graphomanie, ce travers fascinant et exaspérant de la sophistication...

Page du 18 décembre 2017 jour textile

Denis Vallier
Page du 18 décembre 2017 jour textile
Page du 18 décembre 2017 jour textile

Depuis certains jours de doute, d’hésitation, je n’ai d’autre passion que la passion selon Proust, ni d’autre être que celui, fugace, incertain, négatif, mais aussi dense, lumineux et serein, que me donne mon Cahier décharge. Le texte est tissu et cent fois sur le métier à tisser je remets mon ouvrage avec le souci de ne pas laisser la langue à elle-même, de ne pas la laisser s’accomplir ou se sédentariser en paix. Mais ! Mais d’un autre côté, un usage abusif tend à user les mots, à en éroder la signification primale, ce pour quoi ils ont été inventés et posés là. Comme nous le chantent les rivières,...

Page du 17 décembre 2017 jour d'obscur désir

Denis Vallier
Page du 17 décembre 2017 jour d'obscur désir
Page du 17 décembre 2017 jour d'obscur désir

Le divan rieur de Gustav Yung Ce Cahier Décharge, l’objet même que mon désir se donne, est finalement secondaire, il est même à disqualifier : comme un élan vital, c’est la nature de mon désir qui importe plus que l’objet qu’il vise. Spinoza relevait que « ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais que c’est parce que je la désire qu’elle est bonne ». De son point de vue éclairé, il avait réussi à inverser la perspective et à voir en relief ce qui est en creux. Avant lui, on s’interrogeait en vain sur la valeur du désir en examinant ses objets et depuis, on interroge le désir...

Page du 16 décembre 2017 jour d'incertitude

Denis Vallier
Page du 16 décembre 2017 jour d'incertitude
Page du 16 décembre 2017 jour d'incertitude

L’herbe nous paraît toujours plus verte dans le pré du voisin, la queue d’à côté toujours plus rapide que la nôtre aux caisses des supermarchés. Ailleurs, c’est toujours mieux, ailleurs, c’est là où je ne suis pas, où je ne serai jamais… Il est pourtant bénéfique d’obéir à l’injonction et d’aller voir ailleurs si on y est. Cela vous donne un autre angle de vue. Mais comment être là où on n’est pas ? Tous ces trains, ces avions qu’on ne prend pas, où vont-ils donc ? Existent-ils vraiment ? On déteste les voyages jusqu’au jour où l’on s’en va pour de bon et ce jour-là, on adore ça. Il est plus facile...

Page du 15 décembre 2017 jour stoïque

Denis Vallier
Page du 15 décembre 2017 jour stoïque
Page du 15 décembre 2017 jour stoïque

Qu’on se le dise, le stoïcien n’est pas un lâche. Pour parvenir à ses fins et se donner un maximum d’atouts, le stoïcisme prônera un exercice nécessitant volonté et courage pour maîtriser le désir et non pas pour l’éteindre. Il y tient. Voilà pourquoi il me paraît souhaitable de noter ainsi quasi quotidiennement mes pensées à l’œuvre, de me répéter en déclamant à l’infini dans une chambre d’échos virtuelle, de me réécrire en boucle étrangleuse, de me reformuler pour moi-même la difficulté de tenir mes désirs en laisse, de faire sans cesse le tri entre ce qui va être à ma portée et ce qui sera hors...

Page du 14 décembre 2017 jour aérien

Denis Vallier
Page du 14 décembre 2017 jour aérien
Page du 14 décembre 2017 jour aérien

« Fais comme l'oiseau. Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau. D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau. Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut » gazouillait Fugain. Être l’oiseau, buveur de vent, gommant l’espace… Nourrie de rêves sans rivage, sa danse, infiniment… sans trace Nous sommes tous plus ou moins victimes du syndrome d’Icare. Icare et son père Dédale, sortent du labyrinthe par le haut en se collant des ailes aux bras. Dédale conseille toutefois à son fils de ne ne pas s’approcher trop ni de la mer, ni du soleil : c’est une sorte de voie moyenne raisonnable,...

Page du 13 décembre 2017 jour de survol

Denis Vallier
Page du 13 décembre 2017 jour de survol
Page du 13 décembre 2017 jour de survol

Relativision. Tant de Bokassa, tant de Caligula, tant d’absurdités… Pour le Camus de mes années « lycée », l’absurde n’est pas une chose, c’est une rencontre entre une demande et un silence. On demande du sens et le monde nous répond par un silence démentiel. L’absurdité est là. Le désir de l’impossible est un désir qui rencontre une impossibilité et en cela désirer l’impossible est absurde et le couronnement de Bokassa en témoigne. Mais irait-on si loin sans cette absurdité revendiquée ? Serions-nous allés sur la lune si cela n’avait pas servi à rien ? En insistant lourdement, l’impossible...

Page du 12 décembre 2017 jour de rêves fous

Denis Vallier
Page du 12 décembre 2017 jour de rêves fous
Page du 12 décembre 2017 jour de rêves fous

Désirons l’impossible Sancho Pansa est raisonnable, il a les pieds sur terre, mais, à force de cheminer à côté de son maître, il a dû se laisser contaminer de temps en temps. Désirons donc nous aussi l’impossible mais comme se le dit le Caligula de Camus, il paraît absurde de vouloir décrocher la Lune ; elle est bien trop loin, c’est vraiment trop fatiguant, elle est trop verte comme les raisins de la fable. Pourtant, désirer l’impossible est le plus puissant des moteurs. La Lune nous a paru si inaccessible durant tant de millénaires que nous y sommes allés. « En essayant continuellement, on finit...

Page du 11 décembre 2017 jour détaillé

Denis Vallier
Page du 11 décembre 2017 jour détaillé
Page du 11 décembre 2017 jour détaillé

Vous qui me suivez depuis un moment, je vous fais marcher. Fatigue et rythme aidant, votre esprit tisse des liens fébriles. Un chemin ? Un liquide ? Un flux, une pluie ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Pour ce qui est de la crucifixion, pourtant, un grand sentiment de solitude emplira aussi votre cœur. Rien que des impasses, nul chemin de praticable en vue. Il vous faudra bien revenir sur vos pas et c’est toujours un crève-cœur. Autant le faire héroïquement, n’est-ce pas ? Vous soufflerez. L’ascension aura été rude. Vous vous en voudrez de vous être laissé embarquer dans cette histoire de chemin...

Page du 10 décembre 2017 jour paysagé

Denis Vallier
Page du 10 décembre 2017 jour paysagé
Page du 10 décembre 2017 jour paysagé

Ce n’est pas parce que je ne sais pas ce que je veux que je ne cherche pas à l’obtenir. Savoir que je ne sais pas m’est profitable parce que jamais on ne cherche ce que l’on croit savoir. Je découvre mon projet au fur et à mesure que j’avance en espérant que le chemin se dégage. J’ai entendu un jour : « nul ne va si loin que celui qui ignore où il va » et je l’ai cru. Mon chemin va du divers à la structure puis s’inverse : peu à peu, c’est la structure qui envahit tout, le divers se confond avec elle. Tout est structure, mais à la fin, rien n’est plus que structure. Pour parler enfin plus clairement...

Page du 9 décembre 2017 jour au loin...

Denis Vallier
Page du 9 décembre 2017 jour au loin...
Page du 9 décembre 2017 jour au loin...

Il est certain que la vie n’explique pas l’œuvre, mais certain aussi que les deux communiquent. Telle œuvre exige telle vie. Il est donc vrai à la fois que la vie d’un auteur ne nous apprend rien et tout autant vrai que, si nous savions la lire, nous y trouverions tout, puisqu’elle est ouverte sur l’œuvre. La poésie et la vie d’un Rimbaud sont deux œuvres d’art étroitement liées, elles se complètent, font pendant, s’enrichissent. En regard et à défaut d’œuvre d’art, ma vie des plus ordinaires ne devrait m’autoriser que le tatouage de quelques dragons colorés sur mon dos ou mes mollets. Je garde...

Page du 8 décembre 2017 jour critique

Denis Vallier
Page du 8 décembre 2017 jour critique
Page du 8 décembre 2017 jour critique

Trop de choses à écrire en si peu de temps, en si peu d’espace. Trop de chose à dire en si peu de place. Dire tout et son contraire, ce sera sans fin. Initialement et finalement, le début du débit nous rapproche inexorablement de la fin, mais ne l’atteindra jamais. Ce que je perçois ne peut être ordonné ; ce que je travaille ou besogne est l’inachèvement même, le don et la prolifération : la poésie, la littérature, l’art, les religions... Je glisse, je digresse, je tâtonne toutes lampes éteintes dans la nuit, puis affirme, ouvre des portes jusque-là discrète, transgresse, laisse des démonstrations...

Page du 7 décembre 2017 jour lunaire et généreux

Denis Vallier
Page du 7 décembre 2017 jour lunaire et généreux
Page du 7 décembre 2017 jour lunaire et généreux

Pleine terre vue par Pierrot. Aller plus loin Avec quelques mots tout bêtes j’aimerais vous donner mes rêves… J’aimerais vous redonner l’immensité de la Terre et ses espaces sans frontières que piétinaient librement les grands troupeaux du passé. J’aimerais vous redonner la pureté de l’eau et tous les océans, leurs abîmes sans fond comme des yeux noyés d’amour. J’aimerais vous redonner la transparence de l’air et du vent avec leurs bises parfumées par des senteurs de fenaisons. J’aimerais vous redonner le ciel en entier lisse comme une pierre de lavoir, vous auriez des ailes blanches vous seriez...

Page du 6 décembre 2017 jour un peu plus loin

Denis Vallier
Page du 6 décembre 2017 jour un peu plus loin
Page du 6 décembre 2017 jour un peu plus loin

Vous avez remarqué ? Depuis que ces élections présidentielles à rallonge sont derrière nous, on respire mieux. Comme si les éboueurs avaient cessé leur grève. Les tombereaux de haine déversés ont été poussés dans les bouches d’égout. Ceux qui nous ont pourri la vie pendant des mois sont en vacances mais on sent bien qu’ils rongent leur frein : les émigrés et autres envahisseurs ont quitté nos écrans, place aux moutons, c’est le temps des transhumances. La nouvelle odeur qui pointe est une odeur mêlée de vieille chaussette et de crottes de bique. Toutefois, sans pour autant céder aux slogans de...

Page du 5 décembre 2017 jour allègre et flou

Denis Vallier
Page du 5 décembre 2017 jour allègre et flou
Page du 5 décembre 2017 jour allègre et flou

Quand j’écris je suis juste heureux d'écrire, d'explorer un univers particulier, riche en couleurs et en émotions qui me parait tout à fait réel. Pourtant tout ceci est sacrément illusoire et vain, croyez-moi ! De loin les montagnes paraissent bleues et je sais pertinemment que ce n’est pas leur véritable couleur. De même pour le bleu du ciel. Un ciel, c’est noir avec des étoiles mais il nous plait de croire qu’il est bleu dans la journée alors que ce n’est qu’un décor vaporeux planté là par la nature. Cet univers, aussi merveilleux soit-il ne concerne en rien la vérité, cette vérité du néant et...

Page du 4 décembre 2017 jour en mouvement

Denis Vallier
Page du 4 décembre 2017 jour en mouvement
Page du 4 décembre 2017 jour en mouvement

- J'écris des poèmes.- Pas très bons n’est-ce pas ?- Je ne te le fais pas dire, je martyrise la poésie au mieux de mes aptitudes, je suis le roi de la poésie en barquette de supermarché et pas moyen d’enlever le cellophane.- LA cellophane… toi, tu es resté dans l’autre siècle !- Peu importe. Tu vois… ces poèmes m'habitent... C’est toujours une bouteille à la mer ou plutôt un navire qu’on lançait sur les océans comme au temps des caravelles. Je n’ai aucune idée de la plage où échouera celle-là. Les poèmes, en ce sens également, sont en chemin : ils font route vers quelque chose. Vers quoi ? Vers...

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