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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 31 décembre 2018 jour de bilan

Denis Vallier
Page du 31 décembre 2018 jour de bilan
Page du 31 décembre 2018 jour de bilan

Au bout du bout d’an et avant le boudin et les vœux frais, voici venir l’heure des bilans. Sanguins par ci, sans gains par là. C’est le moment de répondre à la banale question: « qu'avons-nous donc fait de cette année passée ? ». Au bilan donc, qu’avons-nous sous nos yeux effarés ? Une économie qui ne peut persister du point de vue écologique, des pressions que les individus ne peuvent plus supporter du point de vue psychique, des logiques d’exclusion inacceptables du point de vue éthique, des formes d’austérité indéfendables du point de vue politique, des flux de récits et d’images sans contrôle...

Page du 30 décembre 2018 jour du bout d'an.

Denis Vallier
Page du 30 décembre 2018 jour du bout d'an.
Page du 30 décembre 2018 jour du bout d'an.

Noël est passé… On se retrouve dans le no man’s land d’entre deux fêtes, entre la bûche et le boudin blanc. Des forêts de sapins clignotants ont poussé sur nos écrans débordants de cadeaux colorés et de rubans en perruques… un peu de neige en poudre, de l’or, de l’argent et les yeux des enfants qui brillent… On affiche son bonheur, on partage sa richesse, on vit, on meurt, des gens pleurent, on se marie et l’on rit. C’est la vie dans toute sa superbe banalité. Il n’y a rien à en dire, mais on tient à ce que ça se sache. Même sans son talent, en Raymond Devos à la petite semaine, nous avons bien...

Page du 23 décembre jour dans un rond-point

Denis Vallier
Page du 23 décembre jour dans un rond-point
Page du 23 décembre jour dans un rond-point

JOYEUX NOEL A TOUS !!!! ça-y-est, les jours rallongent… Maintenant que je ressemble de plus en plus au Père Noël, je vais faire comme nombre d’entre nous cette année : je vais mettre mon bonnet rouge qui clignote et enfiler un gilet jaune (euh… virtuel car les vrais sont franchement trop moches), et le poing levé, je vais aller protester haut et fort contre le système ! Et toc ! Contre les pourris, les exploiteurs et les corrompus ! Et vlan !… Certes je suis pathétique, mais y-en a marre d’être pris pour une bille à me faire arnaquer ! Je garde mon nœud-pap, noblesse oblige, et pour vous, mon nom...

Page du 22 décembre 2018 jour en orbite

Denis Vallier
Page du 22 décembre 2018 jour en orbite
Page du 22 décembre 2018 jour en orbite

Photo de Tracy Caldwell Dyson dans la coupole de l’ISS Depuis une vingtaine d’années, des anges gardiens font leur ronde et veillent sur nous à 400 km au-dessus de nos têtes dans la Station Spatiale Internationale. Etrange expérience pour des humains… Fragiles et chétifs, séparés de la mort et de l’immensité du vide par une mince couche de métal, détachés du monde dans leur bulle, en apesanteur, ils sont aux premières loges pour contempler notre planète bleue et pour savoir à quel point nous sommes faits de hasards et de nécessités. Se retrouver ainsi en orbite à faire sans cesse le tour de la...

Page du 21 décembre 2018 jour de la fragilité

Denis Vallier
Page du 21 décembre 2018 jour de la fragilité
Page du 21 décembre 2018 jour de la fragilité

« Y-a d’la voix ! Bonvour bonvour les virondelles ! Y-a d’la voix !» braillais-je sous ma douche ce matin… Vous en connaissez, vous, des virondelles joyeuses ces temps-ci ? Elles triment et en bavent toutes leur vie et, malgré le glyphosate et les pesticides, vous les entendez gazouiller à tout va… Sont-elles joyeuses ou innocentes ? Nous en tout cas, nous sommes coupables, la Bible en est certaine : nous avons ouvert les yeux et nous ne pouvons plus les refermer. Au début ça pique un peu mais au bout d’un moment ça devient une véritable torture. Notre joie s’appuie sur une lucidité forcément douloureuse....

Page du 20 décembre 2018 jour en chantant

Denis Vallier
Page du 20 décembre 2018 jour en chantant
Page du 20 décembre 2018 jour en chantant

Et si l’on chantait ?!!! On peut chanter en chœur, à l’unisson ou en canon, en buvant un canon aussi et en levant son verre ou l’on peut tout autant beugler joyeusement sous la douche. Quand quelqu’un chante, même si sa chanson est triste, il est d’un seul tenant, unis, sans quoi son chant s’étoufferait en un sanglot. Le chant est l’affirmation de sa joie même dans les pires moments. Il vous agglomère : le chanteur se fait d’un seul bloc quand bien même il chanterait sa déchirure, cette blessure permanente qui peine à cicatriser. L’époque n’est plus à chanter et c’est dommage, on en a un peu oublié...

Page du 19 décembre 2018 jour bleu

Denis Vallier
Page du 19 décembre 2018 jour bleu
Page du 19 décembre 2018 jour bleu

La terre si bleue, si belle, baigne dans l’immensité noire de l’espace. La lune, son enfant, l’accompagne dans une ronde sans fin. Sinon, quel silence, quel calme, quelle solitude… Noir c’est noir, il n’y a que du noir jusqu’aux confins de l’univers mais dans la palette des couleurs qui égayent notre planète, on passe de la vie en rose ou de ce noir qu’on peut broyer, à la vie en bleu. Notre planète est merveilleusement bleue, du plus beau des bleus et on y vit. Ah bon… la vie est bleue ! Elle ne serait donc pas rouge sang ? Mais alors, bleue comment ? Comme une orange d’Eluard ? Comme les berceaux...

Page du 18 décembre 2018 jour dans l'espace

Denis Vallier
Page du 18 décembre 2018 jour dans l'espace
Page du 18 décembre 2018 jour dans l'espace

Martinus Von Biberach, obscur et manifestement joyeux clerc allemand du 15ème siècle dont j’aime beaucoup le nom, n’a rien fait d’extraordinaire dans sa vie mais il a pourtant laissé en guise d’autoportrait un quatrain qui lui a largement survécu bien que certains lui en contestent la paternité : « Je vis, et je ne sais pas pour combien de temps, Je meurs et je ne sais pas quand, Je m'en vais, et je ne sais pas où, Je m'étonne d'être si joyeux. » Il n’est pas tout à fait mort puisque ces quelques mots encore plus beaux en allemand suffisent à sa gloire posthume… C’est à la fois dérisoire et prodigieux....

Page du 17 décembre 2018 jour du bonheur obligatoire.

Denis Vallier
Page du 17 décembre 2018 jour du bonheur obligatoire.
Page du 17 décembre 2018 jour du bonheur obligatoire.

Au petit Royaume du Bhoutan enclavé dans l’Himalaya, le bonheur est obligatoire, encadré et quantifié par la loi… Quand le bonheur vous est ainsi imposé, on n’est pas loin de la dictature. Ce n’est surement pas le cas chez nous… Ah non alors !… nous sommes libres, on a le droit d’être malheureux … quoi que… Ici, la vie nous aspire et son désir est sans limite quand bien même nous n’aurions aucune prétention. Le désir rode dans le froid autour de nos maisons comme un loup affamé et effrayé. On entend ses hurlements sinistres. Noël approche suivi comme son ombre par le Nouvel An… Joyeux ceci ! Joyeux...

Page du 16 décembre 2018 jour des infos.

Denis Vallier
Page du 16 décembre 2018 jour des infos.
Page du 16 décembre 2018 jour des infos.

Il est devenu difficile d’être joyeux, cela se mérite et c’est un vrai travail sur soi. La faute en incombe pour une bonne part à un trop plein d’informations, vraies ou fausses, plus sinistres les unes que les autres mais qui, en tout cas, vous savonnent la planche et vous cassent le moral. Nous sommes mal équipés pour subir cela. Où est-il le bon vieux temps de la rumeur et du bouche-à-oreille qui vous faisait savoir qu’une vache avait vêlé un veau à deux têtes dans le canton voisin ? Le veau avait le temps de prendre une ou deux têtes de plus en chemin. Tandis que de nos jours, non seulement...

Page du 15 décembre 2018 jour qui dit oui.

Denis Vallier
Page du 15 décembre 2018 jour qui dit oui.
Page du 15 décembre 2018 jour qui dit oui.

Ce monde est fou ! Nous sommes tous de grands malades, nous avons perdu la tête, nous sommes cernés par les cons… En tout cas, c’est ce qui se dit dans les bars d’Internet et ce que je répète à l’envi . Ce monde est peut-être fou mais il n’en est pas moins prodigieux… Mais pour être malade, il faut d’abord être, pour perdre, il faut d’abord avoir reçu. Sommes-nous pleinement nous-mêmes devant nos écrans ? Recevons-nous le monde comme il le mérite ? Ne sommes-nous pas morts au présent en nous sacrifiant à l’immédiat ? En fait dans la vraie vie, nous mourrons chaque jour un peu plus et nous n’en...

Page du 14 décembre 2018 jour d'enterrement à Ornans

Denis Vallier
Page du 14 décembre 2018 jour d'enterrement à Ornans
Page du 14 décembre 2018 jour d'enterrement à Ornans

Hier soir un homme est mort et je m’en suis réjoui. J’en ai eu honte un instant, mais juste un instant… guère plus. Je me suis dit qu’en passant à l’acte, ce terroriste était déjà mort, qu’il n’était pas plus vivant que la viande que je découpe dans mon assiette, qu’il était né au-dessus d’un tombeau. Comment puis-je me réjouir de la mort et même la trouver savoureuse ? Comment ce type a-t-il pu préférer la mort plus que la vie au nom d’une croyance ? Quand une croyance vous pousse à aimer la mort plus que la vie, il est légitime de se poser des questions sur cette croyance. Si ce meurtrier était...

Page du 13 décembre 2018 jour de la rue des Orfèvres

Denis Vallier
Page du 13 décembre 2018 jour de la rue des Orfèvres
Page du 13 décembre 2018 jour de la rue des Orfèvres

Photo du souvenir par Kevin Carden Il y a plusieurs manières de réagir à distance à un drame qui vous touche de près : ma femme et moi avions le nid d’amour de nos belles années dans l’immeuble rue des Orfèvres devant lequel les Strasbourgeois déposent leurs petites bougies du souvenir… De voir cette rue avec tous ces étendards colorés ainsi ensanglantée me trouble et saccage ma mémoire. Les amitiés alsaciennes sont indéfectibles et tout mon être participe à la douleur de cette ville magnifique. Mais quelle réaction avoir ? Œil pour œil ? On finit tous aveugles… Effacer les taches de sang ? Elles...

Page du 12 décembre 2018 jour des passions rouges

Denis Vallier
Page du 12 décembre 2018 jour des passions rouges
Page du 12 décembre 2018 jour des passions rouges

Voir la vie en rose, fêter tous les jours la Saint-Valentin, c’est bien gentil, mais ça n’a pas trop réussi à Edith Piaf… pourquoi l’amour serait-il forcément rose et sucré ? Le rose ne sert qu’à imposer le silence à ce qui est rouge dans l’amour, à en atténuer la brûlure, à en cacher la violence. Le rouge est sur toutes les lèvres. Même s’il n’est pas forcément à mon goût, le rouge n'est pas une couleur, c'est LA couleur des couleurs. C’est l'archi-couleur, l'hyper-coloris, celle qui dit à la fois le sang et la révolte, le feu et la passion, la divinité et les maisons closes, c’est-à-dire la vie...

Page du 11 décembre 2018 jour de bon goût

Denis Vallier
Page du 11 décembre 2018 jour de bon goût
Page du 11 décembre 2018 jour de bon goût

Si on raconte son bonheur, on le diminue racontait Marcel Achard… Si mon bonheur dépend de ceci ou de cela, il est finalement peu de chose et bien précaire. Tandis qu’à l’opposé, ma joie est sans condition. Dostoïevski, fin psychologue, avait décelé qu’il fallait aimer d’abord pour que me soit donné ce que je possède déjà sans le savoir. Le drame le plus partagé au monde n’est pas de manquer de tout ou de mourir de faim, c’est de ne pas recevoir ce qui se donne à soi. Dans ce sens, le bonheur serait d’avoir la chance d’être aimé tandis que la joie serait d’aimer d’abord tout ce qui est pour donner...

Page du 10 décembre 2018 jour des papillons

Denis Vallier
Page du 10 décembre 2018 jour des papillons
Page du 10 décembre 2018 jour des papillons

Beaucoup d’entre nous en sont venus à penser que la vie est un combat, qu’elle est une faille, un front, une lutte, une résistance, un effort où les humains finissent par se révéler. Dans cet affrontement, nous nous révélerions à nous-même autant dans la souffrance que dans la jouissance. Mais pourquoi ne pas prétendre à la connaissance de soi dans le bonheur en éludant l'être dans le malheur ? Sade en sourirait… il faisait semblant de tout simplifier : la jouissance, c’est le bien, la souffrance, c’est le mal. Pour ensuite déshabiller tout ça et tout mélanger dans une gigantesque partouze: la...

Page du 9 décembre 2018 jour des ennemis intérieurs

Denis Vallier
Page du 9 décembre 2018 jour des ennemis intérieurs
Page du 9 décembre 2018 jour des ennemis intérieurs

Sages ou pas, il n’y a pas plus philosophes que les enfants. Rassurez-vous ! La philosophie n’a jamais empêché les bêtises, petites et grosses. Les gosses naissent d’un bloc mais cet Eden inconscient ne laisse aucun souvenir. Je revisite là des mythes anciens mais tout n’est pas faux dans la Bible. Les souvenirs ne viennent que progressivement à partir du moment où l’enfant commence à se regarder faire, sentir, vivre. Dès lors, il s’interroge sur sa condition et sur la vie. Aucun clivage, aucune séparation ne se fait sans douleur, nous l’expérimentons très tôt. Il ne faut pas méconnaître le mal,...

Page du 8 décembre 2018 jour de l'aspirateur.

Denis Vallier
Page du 8 décembre 2018 jour de l'aspirateur.
Page du 8 décembre 2018 jour de l'aspirateur.

A même pas quatre ans, on peut prendre brutalement conscience de la complexité de la vie. Ce jour-là, son père, tout sourire, ramena à la maison un aspirateur traîneau Electrolux qu’il avait payé 30 000 anciens francs, un mois de salaire. Un luxe pour l’époque ! L'enfant découvrit l'engin, s'interrogeant sur son utilité ; à son échelle, le tube montait le tuyau aussi haut que la trompe d’un éléphant, à quoi peut bien servir un truc pareil ?…; la seule partie à sa portée était le traineau vert sur ses roulettes. - « Mais oui ! Petit banc ! Non, mieux, petite voiture ! » et l'enfant s'assit, content...

Page du 7 décembre 2018 jour de Sisyphe

Denis Vallier
Page du 7 décembre 2018 jour de Sisyphe
Page du 7 décembre 2018 jour de Sisyphe

Nous n’avons jamais mal en rêvant, la douleur vient au réveil dans le noir quand son orteil heurte un pied de chaise. Si on s’accommode plus ou moins de la souffrance physique, il en est une autre bien plus sournoise. Une certaine lucidité sur l'existence, la sienne et celle des autres, cette lucidité de Camus dans « le Mythe de Sisyphe », cette vision de son incomplétude, de son ignorance, de sa condition, cette certitude de partir perdant, condamné à vivre pour être condamné à mort, c'est une souffrance. Si l' imbécillité heureuse est une bénédiction à grands seaux d’eau bénite, la lucidité nous...

Page du 6 décembre 2018 jour du trou noir

Denis Vallier
Page du 6 décembre 2018 jour du trou noir
Page du 6 décembre 2018 jour du trou noir

Nous vivons, nous aimons, nous nous exprimons dans la mesure de nos possibilités. Nous mesurons tout et sans cesse : nos mots, nos pas, nos appétits, notre budget, nos effets, le temps passé. Mais pourquoi tant de mesure ? Pourquoi s’en soucier ? Nous nous mesurons mais à qui ou à quoi donc ? Nous vivons à l’étroit dans un monde exigu. De l’air ! La lumière existe pourtant et je ne veux pas l'éparpiller. Mais qu’importent le monde et ses alentours… Ils sont ce qu’ils sont et alors ? Ce qui m'importe c'est qu'un homme puisse dire : j'ai ressenti cela et je me demande ce que cela exprime ? Que vive...

Page du 5 décembre 2018 jour des fous

Denis Vallier
Page du 5 décembre 2018 jour des fous
Page du 5 décembre 2018 jour des fous

Pauvre France ! Vous avez d’un côté Jupiter perché sur son Olympe et de l’autre Gille et John incapables de se mettre d’accord et de parler d’une seule voix. Les dialogues de sourds peuvent s’éterniser mais ici, il n’y a même pas le début du commencement d’un dialogue possible... Pendant ce temps le reste du monde regarde notre pays de fous avec de grands yeux en priant pour que cette folie ne soit pas contagieuse. Seuls les fabricants chinois de gilets jaunes se frottent les mains. Notre jeune président brille comme sa bonne étoile malgré cette éclipse mais il manque cruellement de souplesse pour...

Page du 4 décembre 2018 jour des petits dieux

Denis Vallier
Page du 4 décembre 2018 jour des petits dieux
Page du 4 décembre 2018 jour des petits dieux

Pas de fumée sans feu transmettaient par bouffées les Apaches aux Cheyennes. Si l’on s’acharne à chercher à tout prix une « cause » première précédant toutes les autres, soit on postulera que Dieu « existe » sans cause, histoire de reposer un moment son esprit scrutateur et tourmenté, soit, s’il ne vous a jamais invité à l’apéritif, vous adopterez une autre vision du temps et de l'espace vous faisant dire que tout est et sera toujours présent à Tout, que le Tout est présent partout, qu'il n'y a donc ni cause ni effet, tant tout boucle sur tout dans le présent éternel. Mais le présent éternel de...

Page du 3 décembre 2018 jour de la bonne cause

Denis Vallier
Page du 3 décembre 2018 jour de la bonne cause
Page du 3 décembre 2018 jour de la bonne cause

Il y a un temps pour tout disais-je… et pas de fumée sans feu. Revisiter les vieux préceptes vous occupe vos journées. Mais en règle générale, ils sont plutôt vrais… Il y a effectivement un temps pour l'identification, l'affirmation de son ego, un temps pour la reconnaissance. De prises de conscience en prises de conscience, l'homme émerge de sa propre ignorance jusqu’à cesser de tourner en rond en se posant la question du pourquoi et du comment... Le jeu des causes est sans fin, un monde fractal sans fin où la raison se perd autant que les responsabilités, qui peut même donner la nausée et le...

Page du 2 décembre 2018 jour au sommet

Denis Vallier
Page du 2 décembre 2018 jour au sommet
Page du 2 décembre 2018 jour au sommet

« Il y a un temps pour toute chose », enseigne la sagesse des nations... et « ce n'est pas en mettant la charrue devant les bœufs que l’on laboure !» rajoutent les très très vieux paysans. Un temps pour tout, certes, mais tout le temps pour rien au final… tu attends pour tout et tu ne fais rien… On s’active, on bosse, on mange, on jouit tout au long de notre vie pour quelquefois, rarement, trouver le temps de chercher à comprendre à quoi rime tout ça et on s’aperçoit qu’on ne fait que divaguer entre différents niveaux de conscience. Parfois la vie t’enfonce au plus profond, tu es submergé et les...

Page du 1er décembre 2018 jour des miroirs

Denis Vallier
Page du 1er décembre 2018 jour des miroirs
Page du 1er décembre 2018 jour des miroirs

Nous changeons irrémédiablement, imperceptiblement, comme les pierres… cela s’appelle mûrir pour les poires et les fromages, mais tout bêtement vieillir pour les humains. Mais moi, non ! Je ne vieillis pas ! D’ailleurs mes amis me le disent, « tu ne changes pas ! ». Bon… je vois bien qu’il se passe des choses, que je m’épaissis, que je me raidis dans mes douleurs mais intérieurement je suis toujours le même. « Mourir la belle affaire ! Mais vieillir…. » gémissait Brel. Comment accepter cette calamité même si elle demeure malgré tout un privilège ? La vie, avec son épaisseur de temps, est un problème...