(Image générée avec le moindre effort par l'IA de Copilot)
Avec l’avènement des gadgets électroniques, une pulsion technophile obnubile les jeunes générations et transforme nos gamins en ectoplasmes vaporeux et inquiets. L’épidémie se propage et finit par toucher tout le monde. En tentant d’analyser le phénomène, je distingue trois principes opératoires en action derrière cette pulsion morbide… Le premier, c’est la technologie venant outiller nos paresses, faciliter et fluidifier nos vies en glissant toujours plus vers le moindre effort comme l’illustre l’image de cet escalator ridicule menant...
Page du 20 juillet 2025, jour de pouvoir et de puissance...
(Image illustrant mon propos selon mon idée avec l’aide précieuse de l’IA pour la réaliser)
Sur l’île la plus perdue d’une mer oubliée, même la personne la plus défavorisée, malade et clouée sur un lit d’hôpital ou bien au fond de la prison la plus sombre, bénéficie d’un pouvoir et d’une puissance aussi minimes soient-ils. Ce qui est terrible et nous gâche la vie, c’est que les plus avides de pouvoir parmi nous, les plus assoiffés de puissance, tenteront de l’en déposséder. À leur place, je tenterais plutôt de définir conceptuellement ce pouvoir comme la capacité de faire faire et de déléguer...
(Image de cyclistes branchés générée avec l’aide de l’IA)
Elle est bien gentille et séduisante la technologie, mais en nous "augmentant", ne nous diminue-t-elle pas ? Les coureurs du Tour de France sont des monstres hybrides semi-humains et augmentés, aux capacités physiques et de résistance à la douleur pour le moins "optimisées". De plus, bardés de capteurs, ils sont informés par leurs compteurs GPS sophistiqués de ce qui leur reste de coups de pédales à donner et de leur puissance disponible : quand leurs compteurs virent au rouge, ils lèvent le pied. Une course cycliste est devenue une...
Devant le développement de l’IA à l’époque de l’instantané, il faut être inconscient pour continuer à fabriquer des chaussures de sport : des pantoufles nous suffisent amplement. Nous sommes quand même de drôles de bestioles douées d’une grande plasticité et qui s’étonnent d’avoir des pieds… Ce qui est fascinant, c’est la façon dont nous renouvelons sans cesse ce que nous sommes, nous réinventons en permanence le type d’humain que nous choisissons d’incarner et nous faisons sans doute cela depuis des millénaires. Ce que nous renouvelons le mieux, c’est notre stupidité et ce qui est encore plus...
Page du 17 juillet 2025, jour qui ne sert à rien...
(Propos illustrés par une course à la bonne humeur avec l’aide de l’IA de Copilot)
Rions des coureurs qui tournent "bêtement" en rond, tapons-nous sur le ventre : ils sont à notre image… Ils sont la réplique des millions de personnes que les bouches de métro avalent au petit matin pour les régurgiter le soir dans un monde ultra-libéral où l’autonomie est sanctifiée. Il nous faut bien perdre notre temps pour gagner nos vies, nos frigos ne se remplissent pas tout seuls. Mais on a besoin de peu, en tout cas, de bien moins : le superflu nous submerge et le gaspillage est scandaleux alors que la...
Page du 16 juillet 2025, jour de lâcher de ballons...
(Photo de l'anniversaire d'une certaine Cassandra alors confinée à Staffelfelden - Haut-Rhin)
Certains continuent à se demander indéfiniment pourquoi y-a-t’il quelque chose plutôt que rien mais la véritable question qui s’impose à l’humanité est "Pourquoi fait-on quelque chose plutôt que rien ?"… Vous avez vu toutes ces personnes en petite tenue légère au petit matin qui court des kilomètres en transpirant avant de revenir à leur point de départ ? Pourquoi toute cette agitation stérile ? Il est aisé de ridiculiser l’agitation circulaire de celui qui court, mais avant de nous moquer, regardons-nous...
Page du 15 juillet 2025, jour des joggeurs américains...
Franchement, on aurait besoin de pas grand-chose pour courir mais les entreprises sautent systématiquement sur les opportunités : elles ont réussi à imposer l’image du coureur ingénieur. Les écouteurs dans les oreilles, le joggeur actualisé court équipé d’un arsenal de capteurs digne d’une voiture de F1 : il est branché à des satellites haut placés et à des ordinateurs distants qui lui calculent la taille optimale de ses foulées et la concentration de son urine. Pourtant, la course n’est pas tant affaire de performance que d’harmonie. Courir permet de mieux se connaître, mais comment interpréter...
(Propos illustrés avec l’aide de l’IA : quand un Sisyphe mâtiné d’Atlas croise Indiana Jones)
Ceux qui polluent le plus et en masse nous invitent gentiment à la décarbonation, à réduire notre impact écologique alors que nous continuons, année après année, à battre des records de chaleur et de production. Vous pensez bien, il faut éviter de toucher à la sacrosainte croissance nécessaire à notre course en avant dans l’inconnu… Ainsi, nous sommes entrés de force depuis quelques temps dans l’ère de la dématérialisation, du virtuel en nous demandant de ne surtout pas arrêter de courir et d’acheter…...
(Photo de Claude Simon)
Prenons soin de notre corps et l’esprit suivra… recommandaient les anciens. Mais de nos jours, on nourrit notre corps, on l’entretient, on le muscle, on le tatoue surtout à l’approche de l’été et de ses plages, mais l’esprit reste à la traîne. Aujourd’hui sur les plages, les hommes portent des sacs tandis que les maillots féminins sont minimalistes. Elles ont raison, restons sobres, on a besoin de très peu… Je salue cette liberté esthétique retrouvée sans aucune concupiscence. Les jeunes femmes déambulent en exposant leurs jolies fesses à tout vent mais pas leurs seins...
(Photo de la plage des Catalans à Marseille)
Que de corps amassés et étalés sur les plages, une vraie boucherie… Il y en a pour tous les goûts : des blancs, des rouges, des caramélisés, des frêles, des gros, des moches, des chouettes en maillot Tonga, des rachitiques, des musclés qui roulent des mécaniques… Ceux qui sont désavantagés vous diront que le corps, c’est tout juste bon pour les surfeurs californiens et les poupées Barbie… Le corps s’est libéré en 68 mais de nos jours, il n’est même plus notre propriété indiscutable. Il est devenu une image que l’on tatoue et que l’on expose ou au...
Page du 11 juillet 2025, jour sous les bonnes étoiles...
(Propos illustrés avec l’aide de l’IA)
Lorsque l’on court pour le plaisir, on ne réalise pas forcément son bonheur mais, manifestement, nous jouissons de l’instant et du mouvement : comme dans l’extase, toute véritable expérience de l’existence vécue n’est pas pleinement consciente d’elle-même. Pour le coureur stoïque dans la difficulté, seul le geste compte en libérant l’esprit. Il suffit de bien bander l’arc et la flèche de Xénon atteint enfin sa cible. Le coureur perçoit le temps s’écouler dans le rythme de ses foulées et toute la vie devient une expérience de la mobilité, de la variation,...
(Photo au crédit de Paramount)
L’immobilité n’existe pas dans la moindre petite portion de l’univers, tout est mouvement et si je cesse de pédaler dans la choucroute, je finis par m’étaler dans le houblon. Lorsque nous marchons ou courrons, nous faisons l’expérience du passage, c’est-à-dire de l’espace qui se frotte au temps. Le chat qui court après une souris se moque de ce que je dis comme de sa première litière : ce qu’il veut, c’est croquer la bestiole. En théorie, la science affirmera que si le chat court deux fois plus vite que la souris, la distance qui les sépare sera indéfiniment...
C’est beau un chien qui court, un cheval au galop, un coureur au pied léger. Que ce soit un homme ou une femme, j’apprécie cette image du coureur aérien qui ne touche plus terre : il se déséquilibre et se propulse tandis que la pesanteur s’obstine à le rabattre inlassablement vers sol. Mais, plus obstinée encore, chaque foulée en triomphe encore et encore. Les lois de la physique sont pourtant intangibles : la grâce de l’aérien se heurte inexorablement à la pesanteur et le coureur ne s’envolera jamais malgré ses endorphines. Il en a bien conscience, mais cet extra-terrestre percute en rythme encore...
(Image générée avec l’aide de l’IA)
Nous autres hamsters qui cavalons le plus vite possible dans notre roue, nous essayons de remplir nos obligations et faisons grand cas de nos activités quotidiennes aussi contraignantes que laborieuses, aussi absurdes qu’inutiles… Nous faisons ce que nous pouvons comme le chat d’Alice au Pays des Merveilles, alors que si nous prenions un peu de recul, nous nous verrions fourmis parmi les fourmis. Sommes-nous des fourmis ou des hamsters qui nous ignorons ? Au moins, la course du hamster dans sa roue est une conscience, même sommaire, de son inutilité alors...
(Image générée à base D'IA)
Pendant longtemps, quelque soient le temps et la saison, j’ai enfilé des chaussures de sport au petit matin pour aller courir. J’ai beaucoup trop couru au cours de ma vie au point d’y laisser mes hanches, mais en plus, j’avais la détestable illusion de rester immobile en faisant tourner la terre sous mes pieds… Je reconnais qu’il faut être un sacré prétentieux pour prétendre faire tourner la terre sous ses pieds comme le ballon d’un numéro de cirque. Mais je plaisante car un coureur amateur a rarement l’intention de consacrer ses efforts à agir sur le monde qui...
(Photo de Bruce Weaver - 17-05-2011 au Kennedy Space Center)
"Rien ne sert de courir" c’est ce qu’a dû se dire dans un dernier soupir Philippidès, le messager de Marathon en s’étalant définitivement. La Fontaine, le maître des prosopopées, parlait à un lièvre présomptueux quand il lui conseillait de "partir à point" pour ne pas se retrouver cuit de la même manière. Il lui donnait ce conseil dans la perspective d’une victoire contre une tortue laborieuse et obstinée. Cette situation est plutôt rare : dans la vie courante, il est possible de détacher l’observation du conseil car rien ne...
(Illustration : image générée avec l’aide de Copilot)
"Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous"… préconisait la devise de Saravah, un vieux label de disques des années 70 et 80. C’est bien vrai : pourquoi nous faut-il autant des cons pressés ? Même pour partir en vacances, c’est la course ! On court frénétiquement et de plus en plus vite mais jusqu’où et quand ? C’est amusant un temps, la vitesse, mais jusqu’à un certain point, sinon l’accélération devient telle qu’elle nous éparpille façon puzzle dans un gigantesque tourbillon. Viendra forcément le moment où il faudra...
(Image bizarre générée avec l’aide de Copilot)
Ce matin, je me suis réveillé tout petit… Je ne m’en suis pas rendu compte immédiatement parce que tout autour de moi, était devenu tout petit aussi… Notre monde se réduit comme peau de chagrin et nous voilà donc restreints, astreints à nous restreindre de plus en plus sous la pression technologique sans même nous en rendre compte. Nous en sommes venus à faire la causette avec des boites de conserves plutôt que les vieux potes d’antan… De la même manière que la plupart des enfants prêtent par projection, des affects à leur doudou, nous prêtons...
(Image de Paris Plage réalisée avec l’assistance de Copilot)
- Désolé de vous le dire, je ne voudrais pas déranger… mais nous devenons de plus en plus cons. Les chiffres sont malheureusement là et ça ne concerne pas que nos gosses ! On s’agite comme si nous avions huit bras mais pas les cerveaux prévus pour et on estime à 10% la perte de quotient intellectuel due à notre suractivité fébrile (- c’est-à-dire deux fois plus que de fumer de la beuh et si on cumule, ça commence à faire beaucoup !). Une épidémie d’Alzheimer précoce et collectif se répand : il nous devient progressivement impossible...
(Propos illustrés avec l’aide de Copilot)
"Mon passe-temps favori, c’est de laisser passer le temps, avoir le temps, perdre son temps, vivre à contretemps" flemmardait Françoise Sagan en tirant sur sa clope. Elle en a fumé des kilomètres et j’ai pas mal voyagé moi aussi. D’ailleurs, j’ai vécu plus de deux décennies à l’étranger mais depuis mon retour parmi les miens, j’ai l’impression d’être un dinosaure échappé de Jurassic Park : je suis anachronique, ou pour le moins, désynchronisé et l’idée de citoyen du monde qui m’avait porté jusque-là, s’est dégonflée comme un vieux pneu… Pour me sentir...
(Propos illustrés avec l’aide de Copilot)
Notre espèce évolue rapidement sous la pression du portable. Déjà les pouces des nouvelles générations ont pris une place nettement plus grande que celle de leurs parents dans nos schémas corporels. Sous cette pression, le temps d’attention s’est réduit et nos comportements se sont également modifiés : ils sont devenus frénétiques, papillonnants, superficiels et vous serez peu nombreux à lire au-delà de ces lignes sur FB. Il faut faire court, percutant, prédigéré et sans humour ni second degré, sinon ce que vous écrivez passe à la trappe. Et puis,...
(Dessin toujours aussi amusant d’Unger)
Si votre mari vous trompe, plus besoin de filatures ni de détective. Désormais, les gens se filent grâce au téléphone sans fil, les parents savent précisément à tout instant où sont leurs gamins ou leur chien. On mène l’enquête, on s'auto surveille et ensuite, on s'étonne que des flics se suicident d'ennui... Notre envie d'être notre propre policier est bien enracinée depuis les premières religions mais la technologie nous offre le moyen de satisfaire pleinement cette envie. Toutes ces nouveautés nous font vivre de plus en plus vite sous l’œil des caméras...
(Illustré grâce à Copilot)
Et si le véritable luxe était dans la simplicité ? J’aime cette idée du luxe… Même sans portable au fin fond du pays le plus exotique, j’aurai l’impression d’être chez moi rien qu’en mettant mes mains dans mes poches. C’est un luxe ! D’autres n’auront pas cette chance, ils ne le seront nulle part. Ces derniers temps, le monde s’est brutalement coupé en deux sans faire de bruit. Il sépare désormais l’Homo Urbanus en deux catégories : les larbins qui ont l’obligation de rester branchés et d’un autre côté, les privilégiés qui ont le pouvoir de se déconnecter… On trouve...
(Photo d’enfant-soldat en Birmanie)
Vous êtes armé, en position, le doigt sur la gâchette, et vous vous trouvez en face d’un enfant-soldat qui vous vise… Que faites-vous ? Vous tirez avant lui ? Ce n’est encore qu’un enfant… La situation est catastrophique… À propos de catastrophe, Rousseau était pourri de défauts très humains et plein de contradictions mais peut-être avait-il raison contre l’intelligence de Voltaire dans leur dispute après le tremblement de terre de Lisbonne : Voltaire, fataliste, disait que les 60 000 morts étaient dus à l’indifférence de la nature à leur égard et Rousseau...
(Illustration générée par Copilot pour soutenir mon propos)
Quand on généralise, on dit les Gitans violents : on pense qu’ils savent jouer du couteau et on évite de leur chercher querelle. Ça les arrange… Nous les accusons, nous les détestons, nous les chassons et pourtant, nous sommes tous des Gitans qui s’ignorent car, depuis l'émergence de "l'homme portable" (- ou "homoconnecticus"), le nomadisme doit être réinterprété : aujourd'hui, il ne s'agit ni de ce mode de vie ancien lié à la subsistance précaire, ni d'une culture du voyage et de la rencontre, mais de la mutation d'une société fortement...