Page du 11 octobre jour de la blessure des femmes...
(Photo par Gabriela Ferreira.)
Pour une femme pleinement épanouie et joyeuse auprès d’un homme, combien de meurtries, de blessées jusque dans leur chair ? Tant de femmes de par le monde ne sont que profondes blessures…le temps les cicatrise mal mais malgré tout, pour la plupart, elles aiment encore les hommes même si elles ne sont pas tombées sur les bons numéros et ce n’est pas que pour le plaisir qu'ils leur donnent. Elles les aiment encore malgré eux mais il est vrai aussi qu’elles les aiment déjà moins lorsqu'ils les ennuient et plus du tout, lorsqu'ils les contrarient... Hormis la brutalité...
Page du 10 octobre 2020 jour des faibles femmes...
Dès que je parle des femmes, mes vieux démons me poussent à sortir de vielles blagues graveleuses teintées de machismes, mais je vais rompre là ces propos à l’humour douteux pour enfin, pour une fois, être sérieux… Après avoir passé toute ma vie ou presque à les observer, je suis en mesure d’affirmer que les femmes ne luttent pas, ou bien luttent mal, elles ne savent pas… Peut-être n’ont-elles pas assez joué à la bagarre étant petites. Les féministes font du vent, elles sont dans l’esbroufe : elles tentent avec difficulté de reconnaître leur malaise, à l'exprimer maladroitement, car rien ne les...
Il vaut mieux toujours voir d’où nous venons pour savoir où l’on va. Jusqu’à une époque relativement récente, le corps de l’homme était la norme tandis que le corps de la femme était hors norme, propos stupides mais quasi bibliques. Tout le monde trouvait ça naturel et parfait puisqu’il ne pouvait en être autrement d’une création divine. Certains rustres arriérés regretteront ce bon vieux temps, ils insulteront, au nom de la tradition, notre société déliquescente qui permet à la femelle de parler sur un ton d’égalité à son seigneur et maître (- que Dieu ait pitié d'elle ! l'infernale créature,...
Page du 8 octobre 2020 jour des bouquets de roses...
Il m'a offert une rose rouge ce matin Une rose pour s’excuser de m'avoir giflé… "Ne m’en veux pas ma chérie, hier soir j'étais atteint" M'a-t-il sorti dessaoulé, ce bovin… Alors je me suis tue et j’ai pardonné… Il m'a offert deux roses rouge ce matin Deux roses pour que j’oublie son coup de pied ! Je l'ai regardé, avec son petit air chagrin Il n’avait pas l’air bien, le crétin, Alors je me suis tue et j’ai pardonné… Il m'a offert trois roses rouge ce matin Trois roses pour faire passer mon bras cassé ! Cassé par ses coups de pieds et de poings J'ai eu un peu plus de mal… c’est humain, Mais je me...
Le genre permet d'interroger les hiérarchies entre les hommes et les femmes. Les femmes ont été astreintes (- et continuent globalement à l'être) à des obligations maternelles, à des travaux domestiques... Cela semble aller de soi, n’est-ce pas… mais si l’accouchement est naturel, le reste ne l’est pas, ce sont des constructions sociales. Nos sociétés sont bâties sur des mythes fondateurs, des images, du vent, du flan… Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Pour Jeanne d’Arc,...
Artemisia Gentileschi - Judith décapitant Holopherne - Naples...
Artemisia Gentileschi fut une femme remarquable de la première moitié du 17ème siècle. Cette surdouée, héritière du Caravage, ouvrit la peinture aux femmes à une époque où la condition féminine laissait quelque peu à désirer. En outre, étant une femme, elle n’eut pas accès à une formation académique mais fut violée par son maître particulier que lui avait payé son père et humiliée et même torturée dans le procès qui en suivit. Cela se traduit sans doute dans son œuvre et en particulier dans ce tableau où Judith décapite Holopherne…...
On a beau critiquer l’époque, on ne peut nier quelques progrès même si elle est loin d’être parfaite… De nos jours et dans nos sociétés, la femme ne fait plus que les enfants qu'elle veut, et à l'âge qu'elle veut. Il pourrait devenir dangereux pour l’avenir de l’espèce de tomber dans l’excès de contrôle en la matière… Si le clonage n’est pour l’instant guère probant, il sera bientôt possible de commander les gosses sur Vente Privée ou Amazon : grands, petits, poilus ou avec les yeux violets et les cheveux verts. Les poils seront de moins en moins en option car ils ne sont manifestement plus tolérés...
Page du 2 octobre 2020 jour de la revanche des femmes...
Je serais une femme, je me vengerais… nos aïeules ont eu une libido utile pendant des millénaires car la morale judéo-chrétienne (- un merci particulier à ce misogyne inverti de Saint Paul) leur a enseigné que jouir de son corps était un péché menant droit en enfer. Ainsi, pendant des siècles et des siècles, la bonne bourgeoise n'a pas osé regarder ses nichons pour ne pas se condamner aux flammes éternelles (- les petites paysannes de Claquebue n'étaient pas si coincées que ça, j’ai lu "la Jument verte" avec grand intérêt étant gamin..). Depuis que ces messieurs toqués en robes noires permettent...
C’est une évidence, je suis farci de biais cognitifs : je me soigne, mais je souffre malgré tout d’un lourd héritage judéo-chrétien et je véhicule des idées toutes faites alimentées par mes origines plus ou moins méditerranéennes mâtinées d’ancêtres germaniques. Dans nos contrées l’idéal de la mère se perpétue de générations en générations, c’est celui de la femme grave, patiente, silencieuse et sereinement maîtresse d’un foyer, mère et créatrice d’humanité laissant croire au patriarche qu’il lui reste un semblant de pouvoir. L’aimer est une sorte de culte païen qui préexiste à tous les autres...
Page du 30 septembre 2020 jour de poésie organique...
A part s’il est un obsédé, comment un gynécologue peut-il encore faire l’amour en rentrant chez lui ? Comment un chercheur travaillant sur la dopamine ou l’ocytocine peut-il encore tomber amoureux ? Sans doute comme tout le monde, en succombant à un coup de foudre…Même s’il correspond à des mécanismes que nous comprenons, l’amour est plus fort que tout. Quand on dit qu’il nous mène par le bout du nez, ce n'est pas qu'une métaphore : nous dégageons les uns les autres des phéromones auxquels notre inconscient réagit. En général on voit "la chose" beaucoup plus poétiquement, mais on aura beau chanter...
Page du 29 septembre 2020 jour d'amour en conserve...
L’Homme, ce singe nu, est un animal plus ou moins dénaturé. Nous avons déjà perdus une bonne partie de nos poils et on s’acharne sur ce qui reste mais en tout cas, notre part de nature qui subsiste est encore bien présente. C’est heureux car c’est grâce à elle que nous venons au monde. Toutefois et heureusement pour la gente féminine, le sexe bestial et pur n'existe plus dans la légalité : je parle ici du viol. Grâce à Dieu comme l’affirment certains mais surtout grâce à une prise de conscience progressive et collective, l'humanité ne semble pas vouloir revenir à ce mode de reproduction pourtant...
Page du 28 septembre 2020 jour des hormones en fleur...
La menace plane comme une brume dense, le danger rôde, la foudre peut tomber à tout instant, nul n’est à l’abri… C’est moins risqué avec un masque, mais en quelques secondes, on peut tomber amoureux et si certains sont plus longs à la détente, au final, le résultat est le même. Tous ces rabat-joie de professeurs Nimbus vous expliqueront en long et en large que tomber amoureux n’est qu’une série de mécanismes divers et variés qui poussent les humains à perpétuer l’espèce et ce, comme tout autre être vivant. L’amour n'est en rien le propre des humains puisqu’il nous vient du règne animal : voyez...
(Illustration de Norman Rockwell)...
Accident du travail La sonnerie de l’école a retenti, les couloirs s'égayent de cris joyeux, ça-y-est, la journée est finie, demain, c’est mercredi… Ouf… Le flot s’écoule, les gamins libérés sont bruyants. Derrière eux, le pas traînant, marche le maître les mains dans le dos, l’instit, celui qui est censé fonder la société, leur professeur des écoles comme on dit. Pour lui, la journée n'est pas tout à fait finie, il lui reste une dernière corvée : recevoir une parente d’élève ! Quelle plaie ! Il a du convoquer la famille : il faut dire que la p’tite Mila a le...
Elle est féroce l’usure des sentiments… Au départ, on est prêt à lui décrocher la lune et puis à la fin, on ne change même plus l’ampoule de la cuisine… Et pourtant, nous nous sommes tant et si bien aimés, nous ne pouvons le nier... manifestement le temps creuse nos lits comme l’eau dans la roche. Pour un couple heureux en amour qui dure, combien de mésalliances, d'amours bon marché, d’unions jetables ? Il suffit de compter les séparations autour de soi : nous zappons à tout va… Amalgame inconscient de jalousie, d'égoïsme, de fausse sécurité portant le masque du romantisme et de l'idéalisme ......
Page du 25 septembre 2020 jour de bouquet des champs...
La fidélité a une fonction : celle d’assurer la sécurité des enfants , la nature ne laisse rien au hasard . Mais quand ils sont tirés d’affaire, une religion, la morale et/ou les mœurs d’une époque peuvent continuer à nous y contraindre. Or, s’attacher à une seule personne est une terrible condamnation à perpétuité : elle nous retire le goût des autres et nous ampute notre pauvre liberté… c’est sacrément dommage et contre-nature, nous n’éprouvons pas un besoin d’exotisme par hasard… Quand dans certaines contrées, on vous autorise plusieurs femmes, on trompe son harem avec le harem du voisin. En...
Tous ceux qui ont survécu en témoignent : un coup de foudre est toujours d’une grande violence. Face à de telles explosions, la prudence s’impose. Succombons, prenons du plaisir, mais méfions-nous des élans brutaux du cœur : le "toujours" des hommes est bien loin de l'éternité et le "jamais" des femmes est si proche du néant... Il faut retenir que dans toutes ces tendres histoires romantiques, ce n’est pas un hasard si l’orgasme masculin coïncide avec l’éjaculation. Cette récompense est manifestement une ruse de la nature pour nous inciter à recommencer afin de nous reproduire. Pendant des siècles...
Page du 23 septembre 2020 jour dans le rétroviseur...
L'Homme ! Cet animal apeuré qui tourne en rond dans sa cage, qui tente désespérément de combler le terrible manque d'affection dans lequel il vit en se blottissant contre ses congénères, en se frottant à eux. Nous avons toutefois notre fierté et nous préservons notre dignité, tout nous pousse à enrober notre inaliénable fonction reproductive sous un romantisme soft et fleuri de bon aloi alors que dans l a vie réelle, on ne croise que copulations aux fins de reproduction. Un amour idéalisé qui vous transporte sur un petit nuage est hors sol et n'a pas de réalité terrestre ni aucun sens. Il se construit...
"Bien sûr que je suis bien avec toi, mais que veux-tu… je te quitte, je m’en vais, ma valise est déjà prête"... Et tu es partie… Une chose est sûre : je n’aurais pas dû coucher avec ta mère… mais c’était de loin "la plus désirable de toutes les amies de mes parents"… Elle avait l’art et la manière et de ses jambes… Putain de morale, qui un jour vous rend beau et le lendemain vous réduit au statut de salaud. Mais si c'est devenir salaud que de t'aimer alors j'en suis bel et bien un. La morale, encore une fois, triomphe en trompette et clairon. Tu fiches le camp. Il n’y a que dans les films avec...
Page du 20 septembre 2020 jour de temps de chien...
Ah l’amour… ses joies, ses peines, ses brûlures… Est-il douleur plus admirable que de se consumer ensemble? Eh bien, si tu viens de subir un échec amoureux, écris et lis tes ratures… Les relations et particulièrement les peines amoureuses sont le carburant principal de toutes les littératures, de toutes les poésies. Enjolivés d'amour aux caprices séduisants, le vent se fait léger et le chemin qui se perd au loin moins long. Sinon, que d’inquiétudes, que de questions… Sans peur du lendemain comment pourrions-nous folâtrer aux bords des précipices en les ignorant ? Cette poésie de guimauve à l’eau...
(Illustration par Leossenas)...
“Je veux pour amante une rebelle, féroce et sanguine, un cœur de flamme qui provoque le ciel et défie le destin, et qui brûle comme le feu sur les flots déchaînés” , souhaitait au 13ème siècle le poète mystique persan Rûmi en derviche tournant. Quelle drôle d’idée… Ce n’est pas si bon que ça d’avoir la tête qui tourne. En tout cas, quel idéal romantique flamboyant !… Difficile de s’imaginer une relation amoureuse plus inconfortable, désagréable et carrément malsaine ! Je ne reconnais pas là sa sagesse, cette idée a dû lui venir au temps de sa jeunesse… La jeunesse...
Page du 18 septembre 2020 jour qui avance masqué...
(Illustration par Alla Mingaleva)
Aimons-nous vivants plutôt que morts ! "La beauté attire, l'intelligence séduit, la bonté retient", constataient déjà nos aïeux. A les écouter, certains se heurtent au premier barrage, d'autres au second, et d'autres encore au troisième. Ça laisse pas mal de monde sur le carreau… Mais quand on regarde autour de soi, on découvre quand même quelques veinards à avoir une chance de cocu en amour : curieusement, ils tombent à chaque fois sur l’amour de leur vie… "Quand c’est fini, ah ni ni ni ni ça recommen…ence… À la lot'rie chacun s'en va tenter sa chan… ance " comme...
Damned ! Encore raté… C’était sans doute trop tôt… Ou les temps peu propices ? J'avais choisi des mots saturés en épices, Souffles de sirocco à briser les bâtisses Les hauts murs des châteaux… Je voulais qu'ils s'immiscent comme soldats et chevaux Pénètrent ta matrice, s’incrustent en ton cerveau Mais… tous ces pauvres mots Ne sont que des iris dans un bocal sans eau Ils crient au vrai supplice... Je n'ai pas eu d'écho, aucun pouce complice Quand j'ai twitté ces mots d'amour qui dépérissent… Ou bien y’a plus d’réseau… J’aurai pas la chaude-pisse !
Page du 16 septembre 2020 jour du temps présent...
Au placard les belles manières, la politesse, au grenier les conventions, le respect, au diable la galanterie, la cour, on flanque tout ça à la décharge avec la coquetterie, les fiançailles et les bals musettes… Notre époque covidée est à la rationalisation des échanges, qu’ils soient commerciaux, verbaux ou sexuels. Et pourtant, il nous faut bien aimer… "Aimez, aimez, tout le reste n’est rien" conseillait La Fontaine… Quoi de plus naturel en somme ? Le problème c’est que depuis toujours, les femmes ont trinqué, ce sont elles qui se retrouvaient engrossées et à s’occuper des gosses… Mais depuis...
Poésie intime… (succès garanti…) J'ai rendez-vous avec ma belle, pas mal d’ kilos tout en pudeur. Elle a des mollets de sprinter et la cultur' de BHL. Mais, tout à coup, c’est l’inquiétude,… l’inévitable hésitation : Que vais-je mettre pour ma Gertrude ? Un slip en soie ou un caleçon ? C'est bien d’ma faute, je vous l'avoue, car j'eusse été mieux inspiré De m'inquiéter de son bon goût pour ces détails d'intimité Plutôt que d’perdre une heure ou deux à questionner la demoiselle Sur ses visées spirituelles et la couleur des jours heureux. Bon maintenant, y’m’ faut faire face et prendre en main ma...
" Quand on a que l'amour Pour unique raison Pour unique chanson Et unique secours… ……… Quand on a que l'amour Pour tracer un chemin Et forcer le destin A chaque carrefour " … Soyons fous ! Aussi fous d’amour que Brel... Au sens clinique de la folie, l’amour fou est dans bien des cas un pléonasme : au départ, tout amour est fou et certaines formes d’amour peuvent virer au délire jaloux, aux obsessions hallucinatoires voire au crime passionnel qui tue femme et enfants. Mais, sans aller jusque-là, on peut affirmer qu’un amour quel qu’il soit est folie et "l’amour de la sagesse" n’échappe pas à la...