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Cahier décharge Je ne sais pas ce que c'est, je le saurai quand j'aurai terminé. Et j'aurai terminé quand je saurai ce que c'est.

Page du 31 juillet 2019 jour obèse.

Denis Vallier
Page du 31 juillet 2019 jour obèse.
Page du 31 juillet 2019 jour obèse.

A l’image d’un Nougaro sensible à l’accent fleuri, "sur l’écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma". Y défilent des visages ayant parfois perdu leur nom, des scènes marquantes de ma vie, des épisodes douloureux ou au contraire fort joyeux… Si parfois, les images sautillent comme dans les vieux films muets et même disparaissent à jamais en brûlant et fondant comme les vieilles pellicules, je garde au ventre une bonne, épaisse, chaude et sûre lenteur qu’un appétit gargantuesque gave de tout ce qui s’assimile. Elle doit être l'âme de la sagesse, dans un temps intérieur plus patient...

Page du 30 juillet 2019 jour bedonnant

Denis Vallier
Page du 30 juillet 2019 jour bedonnant
Page du 30 juillet 2019 jour bedonnant

A vingt ou trente ans, vous avez un corps d’Apollon, puis vous prenez un kilo par an ; ce n’est pas bien grave en soi, mais vingt ou trente ans plus tard… vous avez toujours le corps d’un dieu : celui de Bouddha ! Depuis quelques décennies, on met le ventre en avant, on vous en donne honte, mais il n’empêche, anatomiquement, physiologiquement, psychologiquement ou in utero, il est central et primordial : dans l’univers, tout tourne autour de notre nombril. Les amoureux ont des papillons dans le ventre, les angoissés ont le ventre noué, les lâches manquent de tripes et nous avons tous éprouvé la...

Page du 29 juillet 2019 jour de beauté et d'amour.

Denis Vallier
Page du 29 juillet 2019 jour de beauté et d'amour.
Page du 29 juillet 2019 jour de beauté et d'amour.

Aujourd’hui, c'est déjà le demain d’hier. Aspiré par le passé, attiré par le futur, le présent volatile tente de me retenir prisonnier en me laissant à peine libre de vivre la seconde qui naît et disparaît aussitôt, avant de passer à la prochaine qui écrase la précédente et ainsi de suite. Quand ce qui fut s’estompe, ce qui est le rejoint déjà. Et le terrible étau du temps où j’ai l’idée saugrenue de glisser mon doigt fait de la mort de chaque instant, un néant. Il n’y a de temps que dans l’instant qui toute notre vie, sera toujours le dernier : nous sommes pour de bon suspendus entre deux néants....

Page du 28 juillet 2019 jour à poil.

Denis Vallier
Page du 28 juillet 2019 jour à poil.
Page du 28 juillet 2019 jour à poil.

Tout nu, seul et saoul … en Diogène obscène je braille à tue-tête mes verres pourris dans la nuit euh… mes vèèèèrs pourris dans la nuit… héhé ! Ce ne sont que bruits et borborygmes. Fort peu de mots me reviennent en écho à part ceux du grand large, du vent, de la montagne et les hurlements de mes voisins exaspérés... Stupide sortilège qui régit mon destin, mon dû, mon lot qui n’attend qu’un ordre, un simple signal, afin que s’envole enfin ce qui me survivra quand je ne serai plus là… Torrents, fleuves, océans, albatros, Icare, labyrinthes, cire fondue, vieilles godasses… tout semelle et s’emmêle,...

Page du 27 juillet 2019 jour au théâtre d'ombres.

Denis Vallier
Page du 27 juillet 2019 jour au théâtre d'ombres.
Page du 27 juillet 2019 jour au théâtre d'ombres.

Que vient faire ma si courte vie au milieu de ces milliards d’années ? C’est absurde ! Il n’empêche, certains s'en sortent mieux que d'autres… les pharaons nous ont laissé des pyramides plurimillénaires qui, pierre par pierre dévoilent lentement leurs secrets et moi, je ne laisserai que quelques ombres numériques sur des écrans vite obsolètes. Les bras croisés dans le dos, face à tant de disproportion, paraphrasant le Prudhomme d’Henry Monnier, je me dis qu’une telle quantité de temps frise le ridicule ! "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement que vous n’avez fait qu’un...

Page du 26 juillet 2019 jour de l'hymne à la joie.

Denis Vallier
Page du 26 juillet 2019 jour de l'hymne à la joie.
Page du 26 juillet 2019 jour de l'hymne à la joie.

- Ah… les temps sont durs mon brave monsieur !… - Sans doute ma pov’dame, mais le seul que je connaisse et qui importe, c’est cet instant. Les autres, je vous les confie. Le présent est notre seul temps : il est dur lui aussi et éternel comme les diamants. Il n'en finit pas de durer. On dit que ce présent si précieux est conditionné par le passé, qu’il s’appuie sur notre mémoire et nos gènes. Ce doit être vrai mais il l'est tout autant par l'avenir puisqu’il sert de support à nos espoirs, nos rêves, nos ambitions et autres angoisses... Le présent ne serait-il qu'un champ de bataille où s' entre-déchirent...

Page du 25 juillet 2019 jour du facteur.

Denis Vallier
Page du 25 juillet 2019 jour du facteur.
Page du 25 juillet 2019 jour du facteur.

Malgré son vélo électrique, le facteur, qui cette année encore m’a apporté le même calendrier plein de chats et de chiens qui prennent la pose calendrier depuis 50, peut-être 100 ans, me fait douter du temps qui passe... Le temps passe-t-il comme une lettre à la poste ? C'est le facteur temps et ses factures qui passent, indéniablement. Pour le reste, on n’est sûr de rien ! Ailleurs, il se pourrait que persévère le monde. Les sphères poursuivent leurs courses tandis que la mémoire fait arrêt sur l'image, c’est le seul véritable pouvoir que nous ayons sur le temps. Il m’est jouissif d'y songer naïvement....

Page du 24 juillet 2019 jour réduit à néant.

Denis Vallier
Page du 24 juillet 2019 jour réduit à néant.
Page du 24 juillet 2019 jour réduit à néant.

C’est très curieux les mots, les uns vous enchantent, d’autres vous effraient, certains peuvent même vous rendre fou ! Si je dis "souris !" lorsque je prends ma femme en photo, elle se sauve en hurlant. Pour moi, ce serait plutôt le mot "néant", il me hante et me poursuit... Lors de l’annonce de la disparition d’un être cher ou bien à la suite d’une très grosse déception par rapport à une attente surtout si elle est amoureuse ou de l’ordre de l’amitié, j’ai le sentiment que ce mot m’envahit et prend toute la place, qu’il se juxtapose à la réalité, je me retrouve moins que rien, anéanti… Mais si...

Page du 23 juillet 2019 jour au présent indéfini.

Denis Vallier
Page du 23 juillet 2019 jour au présent indéfini.
Page du 23 juillet 2019 jour au présent indéfini.

Que me réserve l’avenir ? Je crois que je préfèrerais mourir plutôt que de me retrouver en maison de retraite mais je n’ai pas les probabilités pour moi, je ferai sûrement les deux. Dans mon vécu souvent à contretemps, il n’y a pas urgence et c’est plutôt simple : au cours d’un autre siècle, mon instituteur m’a appris à conjuguer les temps et à les aimer mais je ne ressens malgré tout qu’un présent indéfini qui remplit mes agendas et ce cahier intemporel. A force de passer mon temps à scribouiller ce genre d’article, il semble une succession d’instants insaisissables déjà enfuis sous le panneau...

Page du 16 juillet 2019 jour au clube.

Denis Vallier
Page du 16 juillet 2019 jour au clube.
Page du 16 juillet 2019 jour au clube.

Dans le club du troisième âge (- comme disent les autres ), dans le cloube des vieux (- comme ils se disent entre eux ), ils sont assis devant leurs cartes colorées de loto, la canne coincée entre les genoux, sur les chaises de skaï réparties autour des tables de formica jaune ou bleu fleurant la javel. Ils regardent à la dérobée la pendule paresseuse distiller ses secondes interminables entre deux tirages et laissent passer leur chance. Ils s’en moquent bien de perdre ou de gagner mais quant à faire, ils préféreraient gagner. Dans une salle voisine plus petite des joueurs de belote claquent les...

Page du 15 juillet 2019 jour au jardin.

Denis Vallier
Page du 15 juillet 2019 jour au jardin.
Page du 15 juillet 2019 jour au jardin.

Ce n’est pas un souci pour le whisky hors d’âge, mais il y a un os avec le temps, il nous fait prendre de l’âge. Aussi loin qu'on puisse remonter dans le passé, nous avons collé un âge sur un temps donné : le mésolithique eut le sien, le paléolithique et le néolithique aussi, comme tant d'autres. L'âge naquit un jour de l’uniformité et, de suite, il devint dur et pesant : ce fut l'âge de pierre. Pour ceux et celles qui se tapaient la tête aux quatre coins de leur existence, ce fut l'âge d'airain. Pour ceux et celles qui vomissaient autrui et déversaient régulièrement leur bile il y eut un Moyen-âge...

Page du 14 juillet 2019 jour des questions sans réponse.

Denis Vallier
Page du 14 juillet 2019 jour des questions sans réponse.
Page du 14 juillet 2019 jour des questions sans réponse.

Le temps, on le passe, on le prend, on le perd. Proust (- ou du moins son personnage) voulait à tout prix retrouver le temps perdu, mais que faire alors de ce si peu de temps perdu et domestiqué enfermé au milieu de tant de temps libres et sauvages ? Quand le temps se fait long, ce qui n'arrive pas est-il de l'ordre de l'acte manqué ? Ce qui n'arrive pas est-il en attente d'une nouvelle chance quelque part ? Ou bien faisait-il partie des "possibles" qui se sont égarés, tués par les choix ? Autant en emporte l'instant! Le temps est d’une indifférence absolue et se fiche de l’heure qu’il est comme...

page du 16 juillet 2019 jour du saut quantique.

Denis Vallier
page du 16 juillet 2019 jour du saut quantique.
page du 16 juillet 2019 jour du saut quantique.

On le constate aisément, il y a eu le Siècle des Lumières et ensuite quelques imbéciles ont éteint en sortant. Non seulement nous ne progressons plus mais manifestement, malgré (- ou à cause de) tous nos gadgets électroniques, nous régressons. La Terre redevient plate et nous en faisons un barbecue géant… ça, on sait faire, mais pour le reste, on a oublié que c’est au travers de notre main de primate que l’on apprend un tas de choses : si on ne fait plus rien on ne sait plus rien faire. Il faut que ça bouge, le temps presse, de toute évidence, un saut quantique s'impose si l’on veut avancer et...

Page du 12 juillet 2019 jour du bâtiment.

Denis Vallier
Page du 12 juillet 2019 jour du bâtiment.
Page du 12 juillet 2019 jour du bâtiment.

Je tombe de haut et ça fait mal. Les lois de la physique sont éternelles, immuables : bâtir un édifice nécessite le respect de certaines règles de bases. Vaincre la pesanteur est un exploit mais il n'est de victoire hors la loi. Si l’on triche, vaincre perd toute valeur et l’édifice s’écroule. Comme les trois petits cochons, nous bâtissons à tâtons par hypothèses, analogies et déductions mais avec une certaine logique qui nous est propre : enfants, nous sommes naturellement doués pour la Logique. Pour la Philosophie aussi, nos bases sont plutôt bonnes, ce n’est que plus tard que ça se gâte. Pour...

Page du 11 juillet 2019 jour du lampsilis ventricosa.

Denis Vallier
Page du 11 juillet 2019 jour du lampsilis ventricosa.
Page du 11 juillet 2019 jour du lampsilis ventricosa.

Le mensonge est dans l’air du temps, on nous ment comme on respire. Dans ce monde où tout est verni et image, nous craignons de devenir aveugles et pourtant nous en prenons le chemin. Nous avons encore trop souvent la naïveté de croire ce qu’on nous dit et ce que nous voyons même si nous commençons à nous méfier. Nous voulons toucher du doigt pour éviter de nous faire berner car les images ont perdu de leur crédibilité ces derniers temps. La perfection des "deepfakes" devient des plus inquiétante ; en tout cas, quelle que soit l’image, tous ces trucages font peser un doute systématique. Voir n’est...

Article publié depuis Overblog

Denis Vallier

De mémoire d’humanoïdes, comme de nombreuses autres bestioles, nous façonnons des outils qui nous façonnent en retour. Mais pour marquer notre différence, nous fabriquons des prothèses, qui à travers des machines ou des instruments, augmentent chaque jour un peu plus notre champ de perception. Malheureusement, nous en sommes devenus progressivement si dépendants que notre monde en fragile équilibre s’écroulerait en quelques heures sans électricité. Si nous tenons le coup, dans mille ans nous seront peut-être capables de voir des millions de fois plus de choses mais... ce sera encore tout petit…et...

Page du 9 juillet 2019 jour du feux d'artifice.

Denis Vallier
Page du 9 juillet 2019 jour du feux d'artifice.
Page du 9 juillet 2019 jour du feux d'artifice.

Je ne m’imagine pas vivre sur une île… Comment pourrait fonctionner mon esprit s'il se trouvait dans l’incapacité de reproduire l'espace ?... et je ne supporte pas que cet espace soit limité, il me faut des milliers de kilomètres potentiels dans le dos, un contenant dans lequel mes questions stupides puissent exploser à leur aise… J’en ai de ces soucis !... Il me faut de la place, mais je suis servi : la vacuité de mon esprit moutonnier est proche du vide intégral et il n’est pas prêt d’être comblé. Là encore, dans le vide de cet espace, le temps est relatif au mouvement de mes pensées vagabondes....

Page du 8 juillet 2019 jour arc-en-ciel.

Denis Vallier
Page du 8 juillet 2019 jour arc-en-ciel.
Page du 8 juillet 2019 jour arc-en-ciel.

Dans l'espace-temps, la durée est mouvement ? En tout cas, ça y ressemble d’après les bouquins… mais ailleurs ? Hein, ailleurs ?... Nous sommes peu de choses ma pov’ dame ! Sans équipements spéciaux, notre réalité est très limitée. Nos sens doivent se cantonner à une toute petite zone d'espace, de temps et même de perception car, dans le rayonnement électro magnétique, nous ne sommes sensibles qu'à une toute petite partie... Le reste nous ferait sans doute percevoir d'autres réalités, d'autres limites, d’autres énigmes et je me poserais sans doute d’autres questions stupides.... Nous nous prenons...

page du 7 juillet 2019 jour au pas.

Denis Vallier
page du  7 juillet 2019 jour au pas.
page du 7 juillet 2019 jour au pas.

A tout moment, comme en cet instant, nous accumulons une multitude d’informations que nous trions sans nous en apercevoir pour n’en sélectionner que quelques-unes en première ligne : il ne faut pas surcharger la bête de fardeaux inutiles mais les autres données ne sont pas effacées pour autant. En tenant compte de cet encombrant bagage, ce que nous vivons, est-ce le temps de notre mémoire ou la mémoire de notre temps ? Le problème est ardu, le casse-tête quasiment insoluble et la question stupide… Quoique… "Une valse a mis l’temps de patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans" chantait Brel...

Page du 6 juillet 2019 jour des mille et une poupées russes.

Denis Vallier
Page du 6 juillet 2019 jour des mille et une poupées russes.
Page du 6 juillet 2019 jour des mille et une poupées russes.

Tout au long de notre vie, nous nous racontons une histoire qui se repose la nuit, s’enrichit de nos rêves et que l’on réécrit au matin (- comme je suis en train de le faire) : à chaque réveil, on renoue avec une réalité qui est propre à chacun d’entre nous selon notre manière de percevoir le monde extérieur. Et ce que l’on se raconte prend le pas sur toute autre réalité… Fort heureusement, ces histoires se ressemblent souvent ce qui nous permet de nous comprendre sans un mot mais parfois, elles n’ont pas grand-chose en commun. Au bout du conte, l'univers qui nous voit naître et mourir ne fait-il...

Page du 5 juillet 2019 jour imprévisible.

Denis Vallier
Page du 5 juillet 2019 jour imprévisible.
Page du 5 juillet 2019 jour imprévisible.

Personne ne vit le temps que lui donne sa montre : il est relatif à chacun d’entre nous en chaque point de cette planète. Dans nos contrées où les prévisions météorologiques sont très suivies, prévoir est vital ou du moins l’était jusqu’il y a peu : le temps et le climat ont été primordiaux dans notre évolution et ils continuent plus ou moins à conditionner nos existences. Nous nous interrogeons constamment sur notre avenir. Même si les saisons sont moins marquées qu’auparavant et que les supermarchés débordent, même si le pire n’est jamais certain, nous en sommes toujours à prévoir où passer la...

Page du 4 juillet 2019 jour sans montre.

Denis Vallier
Page du 4 juillet 2019 jour sans montre.
Page du 4 juillet 2019 jour sans montre.

Pas besoin de menottes quand on a une montre au poignet (- même en or) : celui qui aime la vie ne compte pas, il n’a pas de montre et ne fait que ce qui lui procure son équilibre. (- Je peux bien l’avouer maintenant… Le soir de ma retraite, je me suis accordé une petite cérémonie ridicule strictement personnelle (à part Brassens qui m’accompagnait en chantant "Heureux qui comme Ulysse") : j’ai retiré ma vieille montre Seiko qui avait fait son temps et après l’avoir placée sur un billot, j’ai abattu un solide marteau en brayant "Merde au temps !". Elle a mal pris la chose mais ce crime sans témoin...

Page du 3 juillet 2019 jour et nuit

Denis Vallier
Page du 3 juillet 2019 jour et nuit
Page du 3 juillet 2019 jour et nuit

- Tu ne sais pas ce qui s’est passé depuis hier soir ?... - Bin non… - Une nuit ! Mais celle-ci était noire de chez noire, comme un puit sans fond : toutes les étoiles étaient parties à la recherche de la lune. Tous les maudits, les voyous, les crapules et les bandits, sont sortis dans les rues cette nuit et la lune qui n’est plus là !… Toutes les étoiles sont parties à la poursuite du voleur… L’enquête piétine. Mais, finalement la nuit noire a du bon, on s’y fait : on voit plus clair en soi. J'aime cette nuit d'hier autant que ce jour d'aujourd'hui : les deux sont intriqués dans mon esprit comme...

Page du 2 juillet 2018 jour à cœur perdu

Denis Vallier
Page du 2 juillet 2018 jour à cœur perdu
Page du 2 juillet 2018 jour à cœur perdu

Cœur d’enfant ! (- Attention ! Fragile ! Ne pas jeter !) Il faisait chaud cet été-là et par malheur Sur le rebord de ma fenêtre, j'ai reposé mon petit cœur. Un vent sournois qui vivait là me l'a chipé ! Mais où est passé mon cœur d'enfant… pour qui le temps ne comptait pas? J'ai demandé au gros nuage qui jamais ne se lasse Et se prélasse à ma fenêtre J’ai secoué ses grands draps blancs Mon cœur battant n'est pas dedans. Avec infiniment de patience, une à une, J'ai trié tout au long des nuits les étoiles à ma fenêtre. Même la lune en a souri : "Compte-les bien, il t'en manque une !" J'ai demandé...

Page du 1er juillet 2019 jour toc-toc

Denis Vallier
Page du 1er juillet 2019 jour toc-toc
Page du 1er juillet 2019 jour toc-toc

Montre moi. Sac de billes dans la poche… Tic-tac… et puis la pointeuse à l’usine… Tic-tac tic-tac… Les tic-tacs minuscules qui perforent les oreilles, pic-vert qui percute le tympan. Tics et tacs, les tics et les toques des toc-toc et les sonnés rient… tous les jours. Pourtant notre cœur battait avant l’invention de la montre. Comme on dit à Cotonou ou à Bangui : "Vous, vous avez la montre, nous on a le temps !"… La montre, ce n’est pas le temps, ce n’est qu’un bracelet qui vous menotte à votre poste de travail. Le temps ne s’en laisse pas conter, il ne se mesure pas, on ne peut que compter le...